Aides régionales pour les véhicules propres

En Ile de France la circulation est la principale source de la pollution de l’air. Depuis le premier octobre si vous habitez en grande couronne et que vous travaillez dans une commune de la zone dite à faible émission, vous pouvez prétendre à une aide du conseil régional. Mais quelle sont ces communes et que signifie vraiment cette zone ?

Cette zone a évidemment tendance à s’étendre au fil des années, tout comme les restrictions de circulation vont y devenir de plus en plus restrictives :

  • Depuis juin 2021 interdiction pour les Crit’Air 4, 5 et non-classés,
  • En juillet 2022 pour les Crit’Air 3,
  • En janvier 2024 pour les Crit’Air 2,
  • En 2030 : objectif de 100% de véhicules propres.

On entend aujourd’hui par véhicule propre un véhicule utilisant l’électricité ou l’hydrogène. Comme tout règlement ces interdictions sont accompagnées d’exception… il y a aussi des horaires d’applications qui peuvent varier selon les jours, la météo… Il est donc utile de bien se renseigner car un premier défaut de respect coute 135€.

De telles zones existent dans d’autres régions (Lyon, Grenoble), ou sont en préparation (Marseille, Aix, Toulon, Toulouse, Rouen…). Heureusement il y a des panneaux explicatifs avec un peu de lecture…

L’analyse du territoire de la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau a mis en évidence l’importance considérable du trafic routier dans les émissions de carbone. Le problème est donc bien réel. Une difficulté importante est due à la traversée de la forêt par les nombreux véhicules qui ne font que passer, en particulier les poids lourds.

Enfin n’oubliez pas que la région soutient toujours l’achat de vélos électriques avec une prime de 500€
https://mes-demarches.iledefrance-mobilites.fr

Et si la solution était dans le sol ?

Nous savons tous que le gaz carbonique (ou dioxyde de carbone) joue un rôle important dans l’effet de serre et donc dans l’évolution trop rapide du climat. Nous savons aussi que nous devons tout faire à l’échelle de l’individu comme à l’échelle des états pour limiter sa production. Les Plans Climat Air Energie des territoires (PCAET) ont proposé diverses actions. Celui de la cAPF est consultable sur son site.

Produire moins de CO2 est un objectif important, mais est il possible de capturer ne serait ce qu’une partie des émissions de ce gaz ? Une piste est ouverte avec l’ingénierie des sols qui vise le stockage durable du carbone dans les sols agricoles.

Le sol est cette mince pellicule de notre planète qui, avec le soleil et l’eau, nourrit la vie sur terre: milieu fragile dont la riche biodiversité s’acquiert au cours de milliers d’années. Les sols sont des réservoirs de ressources pour la bio économie. Les matières organiques du sol sont essentielles à la fois par leur structure et leur activité biologique. Cette matière organique provient en majorité du stockage du dioxyde de carbone par les plantes, contribuant ainsi à l’absorption du CO2 de l’atmosphère et donc à la prévention de dérèglements climatiques.

Nous venons d’apprendre qu’une des zones majeure de cette gestion, la forêt amazonienne, vient de basculer du côté sombre en produisant désormais plus de carbone qu’elle n’en absorbe. La raison est une déforestation incontrôlée qui laisse des sols dépourvus de couverture végétale.

Stocker du carbone dans le sol suppose avant tout que des végétaux le recouvre car ce sont eux qui constituent les seules voies de passage. Cela doit nous encourager, y compris en milieu urbain, à cultiver des pelouses, des fleurs, des légumes, des arbres… Favoriser la place du végétal partout où cela est possible est une solution assez simple et de plus agréable. Nous prenons enfin conscience que l’artificialisation des sols est une mauvaise chose y compris pour les humains.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas moissonner les champs ni qu’il ne faut pas utiliser le bois de nos forêts. Il faut partout une gestion adaptée au cycle de la nature : Faire en sorte que ce qui a été retiré soit remplacé afin de maintenir la couverture végétale globale. Pour fabriquer 1m3 de bois la nature consomme 1 tonne de gaz carbonique.

Une action des PCAET de Fontainebleau et Nemours s’intéresse justement à l’ingénierie des sols pour favoriser le stockage du gaz carbonique. Plusieurs laboratoires en France et dans d’autres pays travaillent sur ce sujet et la presse scientifique en parle de plus en plus. Il y est surtout question de forêts et de champs, mais nos jardins avec leurs haies, leurs arbres, sans oublier leur herbe et tout ce qui y pousse ont aussi leur importance !