27 février Journée internationale de l’ours blanc

Parler de l’ours polaire sur un site samoisien peut paraitre étrange. Pourtant c’est bien la pollution produite ici qui crée les problèmes des ours et de l’Arctique. 

Nos pollutions voyagent dans l’air et dans l’eau. La terre est ainsi faite que vents et courants entrainent les polluants vers les pôles où ils se déposent. Un bon exemple de ce phénomène est l’observation du « trou d’ozone » au pôle sud alors que les gaz qui en sont la cause ne sont produits et utilisés que dans les pays industriels. Sur les rivages du Spitzberg les courants et les vents apportent de nombreux débris en matière plastique qui viennent souvent de très loin (la mer en est pleine).

Cette pollution qui arrive en Arctique (ou en Antarctique) est consommée par tous les animaux. Elle se concentre au fil de la chaine alimentaire et, bien évidemment, l’ours du pôle nord, qui est le super prédateur, en consomme plus que tous les autres. 

Une première conséquence est que de plus en plus d’ours sont stériles. Une seconde est que, parmi ces polluants, beaucoup ont un impact sur la thyroïde, donc sur l’assimilation des graisses. Or la graisse est la principale source d’alimentation de l’ours, indispensable du fait du climat et des longues périodes de jeûne. Cette pollution, concentrée aux pôles est aussi responsable du phénomène de réchauffement accéléré des pôles. 

Ainsi nos actes ici et maintenant ne sont pas préjudiciables pour notre seul environnement proche, leurs impacts sont visibles jusque dans les déserts blancs, là où tout semble si pur, si bien protégé…Il est utile de se le rappeler quelquefois.

Economiser l’énergie, c’est bon pour le porte-monnaie et pour la planète

Dans le cadre de son Plan Climat Air Energie du Territoire (PCAET) la Communauté d’agglomérations du Pays de Fontainebleau a créé un espace info énergie. Il est destiné à tous les habitants de la collectivité qui souhaitent être accompagnés dans la présentation des solutions techniques à mettre en œuvre et du budget estimatif. Il sont aussi conseillés dans le  choix des entreprises et dans la disponibilité des  aides financières possibles. Cet accompagnement est totalement gratuit

Vous pouvez contacter pat téléphone les conseillers info énergie de la CAPF pour obtenir des informations et des réponses à vos questions. Vous pouvez les rencontrer dans leurs locaux après prise de rendez-vous. Et, quand votre projet a muri et que vous pensez être décidé, vous pouvez les rencontrer chez vous afin de le concrétiser. 

Il serait dommage de ne pas profiter de cette aide qui vous est offerte et qui est bien utile pour être le plus efficace possible tout en bénéficiant du plus d’aides possibles. 

infoenergie@pays-fontainebleau.fr   Téléphone : 01 64 98 11 79

Il est aussi possible de profiter de conseils au niveau national www.faire.gouv.fr/marenov

Plus d’informations sur le dispositif national www.maprimerenov.gouv.fr

Bâtiments communaux et Economie d’énergie

Le conseil municipal s’est engagé fin 2020 dans deux démarches connexes pour réduire la consommation énergétique de ses bâtiments communaux.

Deux conventions ont été signées avec le Syndicat des Energies de Seine et Marne – SDESM, à laquelle la commune est adhérente.

  • La première consiste à faire intervenir un Conseil en Energie Partagée – CEP qui nous accompagnera pour assurer la maîtrise des consommations et des dépenses énergétiques de notre patrimoine bâti (mairie, école, équipement sportif…) et de l’éclairage public. Le CEP établira un bilan énergétique global du patrimoine communal et apportera des préconisations concrètes et hiérarchisées pour réduire les consommations énergétiques. Il assurera également un suivi des consommations, un accompagnement sur les projets et organisera des actions de sensibilisation. –
  • La deuxième convention porte sur la réalisation d’audits techniques des installations sur les principaux bâtiments communaux. Ces audits porteront sur un état des lieux des installations de chaque bâtiment en chauffage, ventilation, et production d’eau chaude sanitaire. Ils aboutiront à l’établissement de rapports détaillés par bâtiment intégrant l’ensemble des observations et des recommandations sur les anomalies rencontrées visant à identifier des gisements en matière d’économie d’énergie et d’optimisation des contrats de maintenance.

Enfin, la Communauté d’Agglomération du Pays de Fontainebleau va prendre en charge des audits sur l’analyse des conditions d’isolation des bâtiments communaux (murs, toitures, fenêtres) dans le cadre du Plan Climat Air Energie Territorial du Projet de Territoire.

Sylvain Jérome

Loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie solidaire

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été votée à l’unanimité par le sénat en seconde lecture le 31 janvier 2020, son objectif est d’accélérer le changement de modèle de production et de consommation afin de limiter les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat. Cette loi suitl’appel lancé par l’ONU en 2018 pour mettre fin au fléau de la pollution des océans par les déchets plastiques : « si nous ne réduisons pas notre consommation de plastique, il y aura plus de plastiques que de poissons dans la mer en 2050 »

Plusieurs éléments de cette loi sont entrés en vigueur le 1er janvier 2021

Le plastique à usage unique est désormais interdit : pailles, couverts, touillettes, boites à sandwich, couvercles de boissons, tiges pour ballons, confettis… et dans un an, les entreprises et les établissements publics ne pourront plus distribuer de bouteilles en plastique. 

La modification de la convention de Bâle, décidée lors de la COP14 en mai 2014, est également entrée en vigueur. Ce texte limite aux seuls déchets de plastiques non dangereux et facilement recyclables les exportations vers des pays tiers pour recyclage.  

Afin de réorienter notre modèle de production vers une économie circulaire, la responsabilité élargie du producteur (REP) est élargie : les entreprises doivent contribuent à la gestion des déchets issus des produits qu’elles commercialisent 

Pour lutter contre l’obsolescence programmée la loi prévoit que les vendeurs d’équipements électriques et électroniques (y compris les vendeurs en ligne) affichent dorénavant un « indice de réparabilité » de leurs produits.Pour le moment 5 catégories de produits dites pilotes sont concernées : lave-linge, téléviseurs, smartphones, ordinateurs portables et tondeuses à gazon.

Le dépôt dans les boites aux lettres de cadeaux promotionnels non sollicités ainsi que la distribution d’imprimés publicitaires à visées commerciales sur les pare-brise sont désormais interdits.

L’augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) se poursuivra progressivement jusqu’en 2025, date à laquelle la mise en décharge coûtera plus cher que le recyclage. La TGAP est due par les entreprises dont l’activité ou les produits sont considérés comme polluants. En parallèle la TVA des prestations de collecte séparée, de collecte en déchèterie, de tri et de valorisation matière des déchets des ménages, est réduite à 5,5 %. 

Fumer tue mais pas seulement le fumeur…

Saviez-vous qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau ? A lui seul, il contient une centaine de substances nocives voire cancérigènes qui contaminent à la fois, l’eau, l’air et les sols. En plus des dégâts générés en matière de déforestation, émissions de CO2 et acidification des sols, les mégots de cigarettes sont la principale source de pollution des océans, plus que les pailles ou les sacs plastiques.

De fait, parce qu’ils sont jetés dans les caniveaux, une grande partie des mégots finissent dans la mer.

Les filtres à cigarettes eux-mêmes posent problème car aucune réglementation n’existe à l’échelle de la planète pour procéder à leur élimination. 

Pour information 137 millions de mégots sont jetés par terre chaque jour à travers le monde et, sur cette quantité, 40 % échouent dans les océans.

  • Les cigarettes mettent en moyenne 12 ans pour se dégrader totalement : les filtres se dégradent entre 1 et 2 ans, mais l’un de ses composants, l’acétate de cellulose, met quant à lui près de 10 ans pour se biodégrader.
  • Sur les 5200 milliards de cigarettes produites chaque année dans le monde dont la plupart sont dotés de filtres, 66 % finissent dans la nature.
  • Les mégots de cigarettes représentent 40 % des déchets récupérés dans les villes et sur les plages lors des campagnes internationales de nettoyage. C’est le détritus le plus répandu ramassé sur les plages du monde.
  • En France, chaque année, 30 à 40 millions de mégots sont jetés par terre, dont 40 % échouent dans la nature.
  • Chaque cigarette contient près de 4000 substances chimiques, dont une centaine sont toxiques voire cancérigènes, comme la nicotine, les phénols ou encore les métaux lourds. Et ces substances nocives finissent pour la plupart dans les égouts et se retrouvent dans les réseaux d’assainissements des eaux qui ne sont pas équipés pour les traiter.

Aujourd’hui en France, afin de limiter la propagation des mégots dans la nature, les pouvoirs publics ont instauré une amende de 68 euros pour chaque personne jetant un mégot par terre. 

Alors fumez si vous ne pouvez pas vous arrêtez mais ne jetez pas vos mégots, sinon vous les retrouverez dans la mer l’été prochain…

Demandez le programme

La transition écologique concerne l’ensemble des actions qui vont permettre d’aboutir à une situation de développement durable. Ces actions concernent les collectivités mais aussi chacun d’entre nous.

La Communauté d’Agglomérations du Pays de Fontainebleau a rédigé un Plan Climat Air Energie pour son Territoire (PCAET). Il est le fil conducteur des projets à mener pour remplir les objectifs fixés par la loi.

Mais sans participation citoyenne l’effort de transition sera insuffisant. Pour animer cette participation du plus grand nombre il faut communiquer et informer en permanence, aider, encourager… c’est une opération qui ne portera ses fruits que dans la durée et à condition d’y consacrer beaucoup d’efforts. Nous nous attaquons à des habitudes et à des solutions de facilité. Aussi à des sceptiques quant à l’intérêt de faire un effort individuel, comme si nous n’étions pas tous des pollueurs individuels, conscients ou non des dégâts que nous causons. Aussi un objectif essentiel pour réussir est de faire évoluer les comportements individuels.

Nos activités privées sont importantes mais nous faisons aussi tous appel à des commerçants et à des entreprises et il nous appartient de nous assurer de leur comportement en particulier sur la nature des produits employés et le circuit d’élimination des déchets résultant de leurs activités. Il est trop facile de dire « ce n’est pas moi » tout en profitant de comportements inadaptés.

Il est évident que, si nous abimons la planète depuis des générations, nous n’allons pas tout réparer en l’espace de quelques années. Ce n’est surement pas une raison pour ne rien faire. N’oublions jamais que la bonne santé de notre environnement est aussi le gage de notre bonne santé et de celle de nos enfants…

Les axes 

Les locaux 

Il est nécessaire de rendre tous les locaux plus respectueux de l’environnement. 

On pense en priorité aux consommations énergétiques comme le chauffage ou l’éclairage. Mais il ne faut pas négliger tous les matériels électroniques qui, même en veille, consomment. 

Il faut aussi penser à l’eau qui est une ressource précieuse et de plus en plus couteuse car de plus en plus rare et polluée.

N’oublions pas non plus l’usage des produits d’entretien dont l’impact est loin d’être négligeable.

La consommation

La consommation est l’apanage de notre société. Consommer de façon plus respectueuse de l’environnement couvre tout un ensemble de sujets . Cela s’applique autant à notre consommation alimentaire qu’à notre habillement par exemple. Tous nos achats peuvent conduire à une interrogation quant à leur impact, y compris quand ils sont produits ailleurs. La pollution ne connait pas de frontière. 

Les déchets

Les déchets sont une conséquence de notre consommation. Ils doivent être limités au maximum et, quand ils sont incontournables, il faut trouver des solutions soit pour leur donner un nouvel usage, soit pour les éliminer sans créer de nouvelle pollution, y compris visuelle. N’oublions jamais que la meilleure façon d’éliminer un déchet est de ne pas le produire.

Les déplacements

Dans cette catégorie on trouve de multiples réponses, circulations douces, transports en commun, covoiturage… Tout dépend évidemment des distances à parcourir et de ce qui doit être transporté. 

La biodiversité 

Par biodiversité on entend tout ce qui vit, animaux et végétaux. L’homme étant une espèce du règne animal, la protection de la biodiversité se fait aussi pour lui qui y puise une grande partie de la satisfaction de ses besoins. 

Des efforts ont été faits par les collectivités pour supprimer les produits phytosanitaires. Samois a lancé sur le territoire communal la réalisation d’un atlas de la biodiversité qui nous apprendra beaucoup de choses sur la réalité de ce qui vit sur notre commune. Sur cet axe comme sur les autres (peut être plus encore sur celui-là) il n’y aura de succès que si les bonnes pratiques sont appliquées par tous. Comme la pollution la biodiversité ne concerne pas uniquement les lieux partagés.  C’est dans chacun de nos jardins, dans chacune de nos rues, partout, que cela se passe.