Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes

« La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes est un appel lancé à tous les pays du monde à s’unir pour protéger et restaurer les écosystèmes dans l’intérêt de la nature et des êtres humains. . Ce n’est qu’avec des écosystèmes sains que nous pourrons améliorer les conditions de vie des populations, lutter contre les changements climatiques et mettre fin à la perte de biodiversité. La Décennie des Nations Unies se déroulera de 2021 à 2030, date cible d’atteinte des objectifs de développement durable et dernière chance, selon les scientifiques, d’éviter des changements climatiques catastrophiques. » 
Résolution adoptée le 1er mars 2019

La restauration des écosystèmes consiste à favoriser la régénération des écosystèmes qui ont été dégradés ou détruits, ainsi que la conservation des écosystèmes encore intacts. Cet appel s’adresse aux états mais aussi aux collectivités et aux citoyens. Nous avons tous un challenge à remporter et c’est dans nos actes quotidiens que se situent les solutions pour relever le défi. Les gouvernements pourront prendre toutes les lois possibles si les populations ne modifient pas leur comportement la partie est perdue.

L’ONU le précise : protéger et restaurer les écosystèmes est un objectif indispensable pour assurer le bien-être des humains (de tous les humains) sur le long terme. Il ne s’agit pas juste d’une histoire de petites bêtes ou de végétaux rares comme beaucoup le pensent encore. Il s’agit de NOUS, l’espèce humaine, y compris ici, peut-être surtout ici… Des écosystèmes plus sains, avec une diversité biologique plus riche, offrent de plus grands avantages, tels que des sols plus fertiles, de meilleurs rendements de bois et de poissons et de plus grandes réserves de gaz à effet de serre. 

« Pour y parvenir, plusieurs méthodes sont envisageables, parmi lesquelles le recours actif à la plantation ou la diminution des pressions exercées sur la nature pour lui permettre de se rétablir seule. Le retour d’un écosystème à son état d’origine n’est pas toujours possible ou souhaitable. Le besoin en terres agricoles et en infrastructures reste présent dans des régions auparavant forestières, par exemple, et les écosystèmes comme les sociétés doivent s’adapter aux changements climatiques. » Un écosystème est avant tout un équilibre. L’homme fait partie de cet équilibre avec ses besoins (manger, se vêtir, se loger, se distraire, se soigner….). Il n’est pas question de renoncer à tout mais bien de trouver un équilibre qui assure le bien-être et la pérennité du système global.

Changer de comportement
« Bien que le travail de restauration soit toujours spécifique à un environnement local, les actions à l’origine de la destruction des écosystèmes sont souvent liées aux évolutions qui ont lieu à l’échelle mondiale. » Ce constat est applicable à toutes les destructions si par « échelle mondiale » nous comprenons « comportement humain . habituel« . Il insiste aussi sur le fait que la restauration d’un écosystème ne peut être qu’une action locale tenant compte de la spécificité d’un environnement.
C’est donc bien dans nos jardins et dans nos communes que nous pouvons engager les actions efficaces de restauration.

  Célébrer la culture de la restauration 
« Le rétablissement de notre environnement ne doit pas être une affaire réservée aux gouvernements, aux spécialistes et aux professionnels. Prendre soin de la planète au lieu de la piller est un défi d’ordre culturel. » Le monde de la culture porte et diffuse les messages, il doit s’associer à la démarche. C’est notre vision du monde qui nous entoure qui doit évoluer.

Préparer la prochaine génération 
« Les jeunes et les générations futures sont les plus touchés par les conséquences de la destruction rapide des écosystèmes que nous observons actuellement. La stratégie de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes établit un lien direct entre le bien-être des jeunes et les objectifs de restauration visés. La sensibilisation à la restauration transformera les enfants d’aujourd’hui en ambassadeurs des écosystèmes de demain, permettra l’acquisition des compétences requises pour occuper des emplois durables et garantira que les réalisations de la Décennie des Nations Unies se prolongent au-delà de l’échéancier. » 
Nos écoles, nos centre de loisirs et nos associations sont les lieux où se préparent la relève. Faisons en sorte qu’elle soit bien préparée pour que les générations futures ne refassent pas nos erreurs.

Ecouter et apprendre
Il faut savoir profiter des connaissances et des expériences. Il faut partager les idées et les analyser plutôt que les critiquer d’emblée. Ce qui paraissait irréaliste hier est possible aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain de ce qui nous semble utopique actuellement ?

Faisons notre le slogan de cette décennie : Réimaginer, Recréer, Restaurer

L’eau : un bien précieux dont il faut prendre soin

Pour nous, habitants d’Ile de France, l’eau est un bien de consommation qui passe un peu inaperçu, sauf lorsqu’on reçoit la facture du délégataire. Il est si facile d’ouvrir le robinet et de laisser couler…

On pense parfois à l’eau quand les médias nous alarment sur une période de sécheresse qui dure et qu’un arrêté préfectoral nous interdit d’arroser notre pelouse ou de remplir notre piscine. Mais … en tenons-nous vraiment compte ? Nous avons au fil du temps acquis l’idée que l’eau était disponible à volonté dans nos maisons et nous en avons déduit que ce n’était pas une chose précieuse. 

Aujourd’hui nous comprenons enfin que l’eau n’est pas une ressource inépuisable et que l’eau non polluée est de plus en plus rare.

Car il faut être conscient que la majeure partie de l’eau que nous utilisons, nous la polluons. Y compris celle qui nous sert à arroser notre jardin quand nous l’avons au préalable aspergé de pesticides ou d’engrais. 

L’esprit humain est ainsi fait qu’il faut du temps pour admettre que la nature ne peut pas tout résoudre indéfiniment et que tout connait un jour une limite. Le sol filtre l’eau mais, quand il y a trop de polluants, la nappe est polluée. Rivières et mers ont un rôle purificateur mais seulement jusqu’à un certain point.  

L’eau de notre robinet est « potable ». (ce qui n’est pas le cas de tous les pays européens)  Ce qui veut dire qu’elle a été traitée et ces traitements sont de plus en plus complexes et de plus en plus couteux car la ressource est elle-même de plus en plus polluée. Il est urgent de sortir de ce cycle infernal au bout duquel l’eau potable deviendrait rare pour beaucoup parce que son cout serait prohibitif.

Pour faire face à ce défit il faut à la fois économiser l’eau de nos réseaux et ne pas la polluer. 

Une chose simple et pourtant souvent négligée : éviter le goutte à goutte, la petite fuite qui semble insignifiante du robinet ou de la chasse d’eau. Au cours d’une journée ce sont des litres d’eau qui partent à l’égout. Au final cela peut représenter jusqu’à 20% de votre facture.

Une chasse d’eau à double commande permet, si vous prenez garde à l’utiliser correctement, d’adapter le flux d’eau à ce qui est nécessaire. On peut d’ailleurs se demander s’il est normal d’utiliser de l’eau potable dans les WC…
Vous voulez vous doucher mais l’eau arrive froide, alors on la laisse couler. Pour limiter ce problème il faut isoler les tuyaux d’eau chaude, cela évitera de devoir les chauffer de façon importante lors de chaque demande. 
Un mitigeur thermostatique permet de ne pas rechercher par manipulations successives le « bon mélange ». 

Tout le monde connait les recommandations habituelles : préférer la douche au bain, ne pas laisser l’eau couler inutilement, utiliser des appareils économes, laver sa voiture dans les stations à récupération d’eau…Mais on peut savoir sans pour autant appliquer. L’objectif est désormais de passer à la vitesse supérieure ! 

Il y a aussi l’eau qui tombe du ciel. Récupérer l’eau de pluie est important en particulier pour arroser le jardin en période de sécheresse.

Au jardin diverses précautions peuvent être prises pour limiter ce besoin d ‘arrosage : pailler le sol autour des plantes, arroser le soir pour profiter de la fraicheur nocturne, choisir des variétés moins gourmandes en eau, préférer les espèces locales mieux adaptées au climat… et n’arroser pas votre pelouse ! Une pelouse transformée en paillasson ce n’est vertes pas joli mais dès les premières pluies elle reverdira, c’est le cycle de la nature. Et bien évidemment vous aurez planté un gazon qui demande peu d’eau…

N’hésitez pas à lire et à relire le fascicule « Cordialement Vert » écrit par la commune et disponible en mairie.

Vous avez dit Plastique ?

S’il est un matériau qui a accompagné l’évolution de notre mode de vie c’est bien le plastique. Mais de quoi s’agit-il vraiment ? En réalité il y a 7 grandes familles de plastiques :

  • Le polyéthylène téréphtalate (PET) par exemple dans une bouteille d’eau, de soda, de jus de fruits ou d’huile alimentaire…
  • Le polyéthylène haute densité (PEHD) pour un bouchon de bouteille, un flacon de lessive ou de détergent, une bouteille de lait, de gel douche ou de shampoing 
  • Le polychlorure de vinyle (PVC) pour la vaisselle dure et recyclable, pour une boite alimentaire……
  • Le polyéthylène basse densité (LDPE)
  • Le polypropylène (PP) a les mêmes usages que le PVC mais en moins solide
  • Le polystyrène (PS)
  • Les autres

Il n’est pas évident de s’y retrouver  mais, en principe, sur chaque ustensile en plastique il y un nombre au centre d’un triangle fléché. Il est essentiel car il permet de savoir à quel type on a affaire et surtout quel est sa capacité à être recyclé.Parce que finalement c’est le « plastique déchet » qui nous importe ici.

Le monde prend conscience de ce que le « plastique déchet » est devenu une source incontrôlable de pollution. Et la production e plastique s’accélère toujours plus , elle devance désormais celle de n’importe quel matériau industriel. Une grande partie de l’augmentation de la production de plastique est due à son utilisation accrue dans les emballages.. Le plastique a aussi une originalité importante par rapport aux autres matériaux : Si la moitié de l’acier produit est utilisée dans des constructions qui vont durer des décennies, la moitié des matières plastiques produites finit en déchets en moins d’un an.

Chaque année environ 17 millions de tonnes de pétrole servent à faire des plastiques et 13 millions e tonnes de plastiques sont déversées chaque année dans les océans.

Plastique et recyclage : Nous savons reconnaitre le type de plastique qui est entre nos mains mais nous ne savons en recycler que 2 types : le PET (1) et le PE-HD (2) . Pire il y a deux types de PET, un transparent et un opaque, et ce dernier ne se recycle pas en France, pour l’instant.

Une autre façon se repérer pour savoir si oui ou non on peut recycler son plastique, c’est de regarder les symboles apposés sur l’étiquette. 

Le point vert
Celui-ci vous indique non pas que l’emballage est recyclable, mais que l’entreprise contribue financièrement au recyclage, à la collecte et au tri, par une redevance auprès d’Eco-Emballage qui assure le pilotage du dispositif national de tri et de recyclage des emballages ménagers.

Anneau de Möbius. Celui-ci ne vous indique toujours pas que vous pouvez recycler l’emballage. Il vous indique qu’il est recyclable en théorie, mais n’est pas une garantie que vous pouvez le recycler. Le pot de yaourt par exemple, n’est pas recyclé partout en France.


Ce symbole ne vous indique pas non plus que cet emballage est recyclable. Il est là pour vous rappeler qu’il faut le jeter à la poubelle, et pas par terre.

Enfin voici le bon ! C’est le seul symbole qui vous dit « recyclez-moi » ! C’est LE sigle qui vous dit à coup sur que votre déchet plastique va dans la poubelle jaune ! En France on recycle actuellement seulement 20% des déchets plastiques collectés.

Mais si on en recycle pas que fait on de ces déchets ? Soit on les brûle, soit on les enfouit, soit on les laisse dans la nature… La Commission européenne estime que la production et l’incinération du plastique est responsable de l’émission 400 millions de tonnes de CO2 dans le monde chaque année, soit l’équivalent des émissions annuelles d’un pays comme la France, tous secteurs confondus. 
Le plastique a aussi la caractéristique de se décomposer en particules de plus en plus petites qui s’insèrent partout et ont un impact désastreux sur la faune et la flore des océans.
C’est aussi un costaud : la bouteille jetée en forêt mettra de 100 à 1000 ans pour disparaitre.

Ajoutez à tout cela que les plastiques ne se recyclent pas à l’infini, qu’ils contiennent souvent des additifs qui seraient dangereux pour la santé s’ils étaient libérés et que leur dépolymérisation, si elle était industrialisée, consommerait beaucoup d’énergie. En outre l »évolution du recyclage du plastique suit le cours du pétrole : quand le pétrole est à prix bas il est moins couteux de produire du plastique que de chercher à recycler celui déjà produit.

Alors que faire ? Utiliser le moins possible des objets en plastique est une évidente nécessité. Bien regarder les sigles pour savoir à quel type de plastique on a affaire. Ne jamais jeter de déchets en plastique dans la nature et ramasser ceux qu’on y trouve.
Peu à peu la loi encadre les usages du plastique mais il reste beaucoup trop de possibilités et personne ne sait comment récupérer tout ce qui a été jeté à la mer…

Et si la solution était dans le sol ?

Nous savons tous que le gaz carbonique (ou dioxyde de carbone) joue un rôle important dans l’effet de serre et donc dans l’évolution trop rapide du climat. Nous savons aussi que nous devons tout faire à l’échelle de l’individu comme à l’échelle des états pour limiter sa production. Les Plans Climat Air Energie des territoires (PCAET) ont proposé diverses actions. Celui de la cAPF est consultable sur son site.

Produire moins de CO2 est un objectif important, mais est il possible de capturer ne serait ce qu’une partie des émissions de ce gaz ? Une piste est ouverte avec l’ingénierie des sols qui vise le stockage durable du carbone dans les sols agricoles.

Le sol est cette mince pellicule de notre planète qui, avec le soleil et l’eau, nourrit la vie sur terre: milieu fragile dont la riche biodiversité s’acquiert au cours de milliers d’années. Les sols sont des réservoirs de ressources pour la bio économie. Les matières organiques du sol sont essentielles à la fois par leur structure et leur activité biologique. Cette matière organique provient en majorité du stockage du dioxyde de carbone par les plantes, contribuant ainsi à l’absorption du CO2 de l’atmosphère et donc à la prévention de dérèglements climatiques.

Nous venons d’apprendre qu’une des zones majeure de cette gestion, la forêt amazonienne, vient de basculer du côté sombre en produisant désormais plus de carbone qu’elle n’en absorbe. La raison est une déforestation incontrôlée qui laisse des sols dépourvus de couverture végétale.

Stocker du carbone dans le sol suppose avant tout que des végétaux le recouvre car ce sont eux qui constituent les seules voies de passage. Cela doit nous encourager, y compris en milieu urbain, à cultiver des pelouses, des fleurs, des légumes, des arbres… Favoriser la place du végétal partout où cela est possible est une solution assez simple et de plus agréable. Nous prenons enfin conscience que l’artificialisation des sols est une mauvaise chose y compris pour les humains.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas moissonner les champs ni qu’il ne faut pas utiliser le bois de nos forêts. Il faut partout une gestion adaptée au cycle de la nature : Faire en sorte que ce qui a été retiré soit remplacé afin de maintenir la couverture végétale globale. Pour fabriquer 1m3 de bois la nature consomme 1 tonne de gaz carbonique.

Une action des PCAET de Fontainebleau et Nemours s’intéresse justement à l’ingénierie des sols pour favoriser le stockage du gaz carbonique. Plusieurs laboratoires en France et dans d’autres pays travaillent sur ce sujet et la presse scientifique en parle de plus en plus. Il y est surtout question de forêts et de champs, mais nos jardins avec leurs haies, leurs arbres, sans oublier leur herbe et tout ce qui y pousse ont aussi leur importance !

Le Jour de la Terre

Le 22 avril 1970 a été créé aux USA le Jour de la Terre. Depuis chaque 22 avril le Earth Day est célébré dans plusieurs pays. L’objectif de la démarche est évidemment de secouer les consciences pour mieux faire comprendre comment nombre de nos activités abiment notre planète de façon souvent irrémédiable sur plusieurs générations.

Cette année les USA ont décidé de reprendre le flambeau en organisant avec tous les chefs d’états un sommet sur le climat. Covid oblige il n’a pas lieu en présentiel. Il est impossible de dire si des résultats concrets en sortiront mais il montre au moins la volonté des USA de s’impliquer à nouveau dans le combat pour le climat.

Un autre jour illustre cette problématique : le Jour du Dépassement. A cette date qui varie chaque année l’humanité a consommé toutes les ressources que la terre peut régénérer en une année.

Le calcul proposé donne lieu à de multiples controverses, toutefois en 2020 la pandémie a apporté la preuve de son intérêt sinon de sa véracité. En effet, avec le ralentissement de l’économie mondiale le jour du dépassement qui avançait tous les ans a reculé l’an passé de trois semaines : 7 décembre en 1990, 21 août en 2010, 29 juillet en 2019, 22 août en 2020.

WWF France a essayé de proposer une date pour notre pays. Il s’agit en fait de « la date du jour de dépassement si toute l’humanité consommait comme la France ». En 2018 cette date était le 5 mai. Si tous les humains vivaient comme nous il leur faudrait trois planètes.

Tous les scientifiques ne s’accordent pas sur la méthode retenue pour réaliser ces calculs mais tous reconnaissent la réalité du problème qui va en s’aggravant pour au final dérégler bien trop rapidement le climat

Fêter le jour de la terre c’est bien mais, comme la journée de la femme ne change rien aux violences qui leur sont faites, le jour de la terre ne résout rien à lui seul.

Seule la transition écologique bien comprise et appliquée le plus possible dans notre vie de tous les jours peut faire reculer le risque d’un réchauffement climatique dévastateur pour l’humanité. Ce n’est certes pas facile et parfois décourageant mais les petits ruisseaux…

Plan d’action comité zéro Déchet : Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

Le rôle de ce comité est d’être une force de propositions pour la commune (personnel et élus communaux, habitants, commerces et entreprises), une force de conseils et de pédagogie, une force active présente sur le terrain pour mener des actions à coût nul ou très limité et une force de communication.

Ses buts sont d’engendrer une démarche Zéro déchet, Zéro gaspillage et de valoriser les déchets afin d’assurer la protection des ressources.
Nous espérons ainsi réduire considérablement le tonnage de déchets collecté dans le village, améliorer le tri, réduire le nombre de refus de collecte, et rapidement éliminer, la pollution dans les rues et abords de la commune.

Pour atteindre ces objectifs le comité souhaite :

  • collaborer avec les associations locales
  • collaborer avec le SMICTOM, l’ADEME et ZERO WASTE Fontainebleau
  •  s’appuyer sur la participation citoyenne
  • rechercher des subventions
  • profiter des retours d’expérience en s’inspirant d’initiatives locales en France ou ailleurs

Chaque action se veut pédagogique, ludique et favorisant de lien social

Les actions (ateliers, communication, recherche de solutions, bourses, recyclage…) seront adaptées sur l’année 2021 en fonction des contraintes induites par la pandémie.

Les publics visés sont l’ensemble des personnes habitants ou travaillant sur la commune. Un interêt particulier est accordé aux enfants et aux structures les accueillant (écoles , ALSH). De même il est prévu d’associer les commerces et les entreprises locales tout en sensibilisant les habitants au devenir des déchets issus des travaux qu’ils commandent quel qu’en soit l’exécutant.

Le devenir des déchets verts et/ou biodégradables qui sont en fait des trésors pour nos jardins et pour la biodiversité doit faire l’objet d’une étude approfondie prenant en compte les diverses solutions pour envisager leur mise en pratique dans les différents contextes locaux.

Il est important que chaque habitant sache qu’il paye pour tous les déchets collectés sur la commune par le SMICTOM ou par les services techniques qu’il s’agisse ou non des siens . De même il paye les refus liés aux mauvais tris lorsque les bennes arrivent au centre de traitement, et ce quelle que soit la rue samoisienne où l’erreur a été commise .

Chaque action pour limiter la production de déchet sur la commune profite à tous ses habitants

Semaine pour les alternatives aux pesticides (20 au 30 mars)

Petit rappel : depuis le 1er janvier 2019, vous ne pouvez plus acheter, utiliser ou stocker des pesticides chimiques pour jardiner ou désherber. Pour les collectivités cette interdiction remonte à 2017 pour de nombreux espaces. Samois fait partie des 155 communes de Seine et Marne à avoir obtenu le trophée Zéro Phyto. Mais attention comme le rappelle le Conseil Départemental : Jardiner au naturel, ce n’est pas simplement utiliser un produit d’origine naturelle à la place d’un produit de synthèse. C’est une autre façon d’aborder le jardinage, en faisant preuve de réflexion et de bon sens! 

L’interdiction des produits phytosanitaires est prise pour protéger deux éléments fondamentaux de notre environnement : la ressource en eau en quantité et en qualité et la biodiversité. Sans eau et sans biodiversité…plus de vie !

Pour peu qu’on le souhaite il est assez facile d’envisager le jardinage autrement. De nombreux sites fournissent des conseils sur le sujet.

Mettez en place une rotation des cultures ce qui interrompt le cycle de développement des prédateurs. Pour les mêmes raisons ne plantez pas côte à côte des plantes de la même famille botanique (une bonne occasion pour en savoir plus sur ce que l’on plante).

Laissez une zone du jardin pour les plantes sauvages avec du bois mort, un refuge à insectes… un bon moyen d’accueillir « des prédateurs de vos prédateurs »…

Récupérez l’eau de pluie, arroser les pieds des plantes au moment ou l’évaporation est la plus faible. Paillez les massifs avec vos résidus de tonte, des feuilles mortes, des copeaux obtenus par le broyage suite à la taille de vos haies… Enrichissez votre sol avec le compost obtenu facilement en stockant tous vos déchets organiques.

Ne tondez pas trop court. Plantez des plantes couvre sol si vous n’aimez pas désherber mais ne vous privez privez pas totalement des plantes spontanées si utiles à la biodiversité. Elles attireront des insectes qui pourront polliniser vos arbres fruitiers.

Et puis il a cette qualification si commune : « les mauvaises herbes » . Nous avons coutume d’appeler mauvaises les plantes spontanées alors qu’en réalité on les considère juste comme indésirables là où elles ont décidé de pousser. Ces plantes spontanées n’ont rien de mauvais.

Elles ont même de nombreux atouts : elles nourrissent les insectes et les oiseaux ; elles participent à la lutte contre les insectes indésirables et les maladies des végétaux ; elles améliorent le sol souvent fatigué par les cultures successives. Beaucoup sont aussi comestibles, d’autres sont utiles pour se soigner.

Alors avant d’arracher une « mauvaise herbe » essayez de la connaitre et vous serez surement surpris de découvrir tout ce qui se cache dans ce petit bout de végétal. Il existe plusieurs applications sur Smartphone qui vous aide à identifier une plante à partir d’une photo (pour ma part j’utilise Plantnet qui utilise le principe des sciences participatives) )

L’Atlas de la Biodiversité Communale va aussi s’intéresser à tout ce qui pousse à Samois alors participez aussi en scrutant votre jardin et pour en savoir plus abonnez vous sur samoisbiodiversite.fr

Les Zones Humides

L’eau est indispensable à la vie. Elle est une des composantes essentielles des êtres vivants, autant que des écosystèmes et des sociétés humaines. Les zones humides, comme leur nom l’indique, sont gorgées d’eau, temporairement ou en  permanence. Elles jouent un rôle de premier plan dans le cycle de l’eau. Elle stockent l’eau en période d’inondation et la restitue en période de sécheresse. Sans eau pas de zones humides, sans zones humides pas d’eau !

Les zones humides sont de véritables éponges qui absorbent l’eau lorsqu’elle est abondante – en hiver ou lors des crues – et peuvent la restituer quand elle devient rare, participant ainsi à l’alimentation en eau pour la consommation humaine et aux besoins des activités agricoles et industrielles en rechargeant les nappes phréatiques et les cours d’eau. Ce fonctionnement d’«éponge » retarde l’apparition des sécheresses et participe également à la réduction des inondations. Les zones humides réduisent les effets et l’ampleur des crues en agissant de deux manières : elles diminuent le débit de l’eau et étalent le débit maximal dans le temps en permettant à l’eau de déborder dans des zones sans risque autour des cours d’eau ; elles diminuent la vitesse d’écoulement des eaux et dissipent l’énergie hydraulique des cours d’eau grâce à leur végétation et leurs sédiments.

Exemple : Pour les 30 000 ha de la plaine alluviale de la Bassée, en amont de Paris, la valeur économique du service d’écrêtement des crues (diminution et étalement du débit de l’eau) est évaluée entre 208 et 3 841 €/ha. (Etudes et documents n°77 – CGEDD, 2012)

Si les océans et les forêts sont souvent comparés aux «poumons» de la planète, les zones humides en sont les «REINS». Elles jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau de nos sociétés en participant activement à l’épuration de la ressource en eau. Une zone humide fonctionne comme un filtre naturel qui reçoit les matières minérales et organiques produites sur le bassin versant, les emmagasine, les transforme et les restitue progressivement à l’environnement. Les zones humides jouent donc un rôle extrêmement efficace pour améliorer la qualité des eaux.

A Samois nous avons la Seine avec ses anciens bras qui se remplissent lors des inondations. Nous avons aussi l’Avauterre qui est un écosystème très riche et les fossés qui doivent être protégés le long du chemin de halage.

Seine et Marne Environnement a organisé une première promenade découverte lors de la journée des zones humides. Hélas, Covid oblige, le nombre de participants était limité à 5. L’intérêt des rives de l’Avauterre et, en particulier de l’ile du Berceau, a été mise en évidence. Nous avons toutefois noté la présence d’une plante invasive : la Renouée du Japon. Cette plante risque de s’étendre au détriment des espèces locales (elle est d’ailleurs inscrite à la liste des 100 espèces les plus préoccupantes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ). Il est nécessaire d’envisager son élimination mais elle ne pourra être effective qu’après plusieurs années d’effort.

On touche ici la difficulté liée à la combinaison entre biodiversité et espèce invasive : La renouée est une belle plante qui forme des haies épaisses, les jeunes feuilles et les jeunes tigres sont comestibles, elle est utilisée dans l’industrie pharmaceutique et fait partie de la pharmacopée chinoise depuis des siècles. Mais ici elle se répand au détriment des autres espèces végétales locales (en particulier des roseaux) qui sont le refuge de nombreux animaux. Donc une belle plante utile et capable de pousser jusque sur les pentes des volcans mais qu’il est préférable de voir en Asie qui est sa terre d’origine.

« ONE HEALTH » Une seule planète, une seule santé !

Réclamée par de nombreux experts, la récente nomination d’un spécialiste de la santé animale au conseil scientifiquefrançais sur le Covid-19 est un symbole fort de la nécessité de conjuguer les compétences pour prévenir les maladies nouvelles dont l’émergence se multiplie et qui sont à 75%  zoonotiques (= issues du monde animal). Les virus, bactéries et parasites « sautent » la barrière d’espèces pour infecter l’être humain, souvent en effectuant une étape sur des animaux domestiques. D’où le concept « One Health », né au début des années 2000, avec l’objectif d’associer toutes les disciplines scientifiques autour de la santé. 

Le siècle qui commence semble voué à une épidémie de pandémies 

En 2003 émergeait en Chine le premier SARS-CoV-1 à l’origine du « syndrome respiratoire aigu sévère », ou SRAS. En 2009-2010 apparait au Mexique la grippe A (H1N1), dite « grippe porcine », élevée au rang de pandémie par l’OMS et qui sévit depuis dans le monde entier.
En 2012 le MERS-CoV surgit en Arabie saoudite puis s’étend à plusieurs autres pays du Moyen-Orient. On le retrouve également en Corée du Sud.
En 2013 en Polynésie puis en 2015 au Brésil, la fièvreZika fait des ravages.
En 2014, l’Afrique de l’Ouest subit la plus grande épidémie de fièvre Ebola jamais encore connue dans le continent.

En octobre 2019 l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) alertait : « On estime à 1,7 million le nombre de virus ‘non découverts’ actuellement présents dans les mammifères et les oiseaux, dont 827 000 pourraient avoir la capacité d’infecter les êtres humains.« 

La mission de l’Ipbes est de renforcer les connaissances qui serviront de fondement à la formulation de meilleures politiques pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, le bien-être à long terme des populations et le développement durable. Dans le domaine de la biodiversité l’Ipbes est comparable au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans le domaine du changement climatique. Cet organisme a été créé en 2012 car il a été reconnu qu’une cause importante des nouvelles maladies humaines était la perte de la biodiversité.

Toutes ces pandémies ont pour origine des microbes portés depuis toujours par des animaux, mais elles doivent leur émergence à l’intensification des activités humaines. Les changements dans la manière dont nous utilisons les terres, l’expansion et l’intensification de l’agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durables augmentent les contacts entre la faune sauvage, le bétail, les agents pathogènes et les êtres humains. C’est un chemin qui conduit droit aux pandémies, explique le rapport final de l’IPBES.

Dans une nature vierge, ou peu perturbée par les activités humaines, une forme d’équilibre se maintient entre la faune sauvage et les microbes (virus, bactéries et parasites) dont elle est porteuse. On appelle cela l’effet de dilution. « Une forte biodiversité permet de ‘diluer’ les microbes dans la variété des espèces sauvages »

« Aux  États-Unis on voit progresser  rapidement la maladie de Lyme,transmise par les tiques, dans les États où la biodiversité est la plus détruite.  La fièvre du Nil occidental, arrivée aux États-Unis à la fin des années 90 et transmise par des moustiques aux oiseaux avant le passage au cheval et à l’homme, se répand beaucoup moins vite dans les états qui conservent la plus riche diversité d’oiseaux. Le virus Ebola en Afrique se propage tout particulièrement dans les zones déforestées, car les chauve-souris originaires des écosystèmes forestiers sont contraintes de se déplacer de plus en plus près des villages c’est là que se fait la transmission à l’homme, puis la transmission interhumaine prend le relais. »

Par ailleurs, avec la mondialisation, virus ou de bactéries se propagent dans le monde à la vitesse des transports contemporains qu’il s’agisse de voyageurs ou de marchandises.

Ce sont les activités humaines dans leur ensemble qui constituent le cocktail déclencheur de l’émergence des zoonoses et par voie de conséquence, des pandémies. Ces pandémies risquent donc d’être de plus en plus nombreuses à l’avenir. Ce concept de One Health, se heurte encore à un problème de déploiement sur le terrain. Il est inégalement mis en place. Or les virus, tout comme les polluants, ne connaissent pas de frontières.