Plan d’action comité zéro Déchet : Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

Le rôle de ce comité est d’être une force de propositions pour la commune (personnel et élus communaux, habitants, commerces et entreprises), une force de conseils et de pédagogie, une force active présente sur le terrain pour mener des actions à coût nul ou très limité et une force de communication.

Ses buts sont d’engendrer une démarche Zéro déchet, Zéro gaspillage et de valoriser les déchets afin d’assurer la protection des ressources.
Nous espérons ainsi réduire considérablement le tonnage de déchets collecté dans le village, améliorer le tri, réduire le nombre de refus de collecte, et rapidement éliminer, la pollution dans les rues et abords de la commune.

Pour atteindre ces objectifs le comité souhaite :

  • collaborer avec les associations locales
  • collaborer avec le SMICTOM, l’ADEME et ZERO WASTE Fontainebleau
  •  s’appuyer sur la participation citoyenne
  • rechercher des subventions
  • profiter des retours d’expérience en s’inspirant d’initiatives locales en France ou ailleurs

Chaque action se veut pédagogique, ludique et favorisant de lien social

Les actions (ateliers, communication, recherche de solutions, bourses, recyclage…) seront adaptées sur l’année 2021 en fonction des contraintes induites par la pandémie.

Les publics visés sont l’ensemble des personnes habitants ou travaillant sur la commune. Un interêt particulier est accordé aux enfants et aux structures les accueillant (écoles , ALSH). De même il est prévu d’associer les commerces et les entreprises locales tout en sensibilisant les habitants au devenir des déchets issus des travaux qu’ils commandent quel qu’en soit l’exécutant.

Le devenir des déchets verts et/ou biodégradables qui sont en fait des trésors pour nos jardins et pour la biodiversité doit faire l’objet d’une étude approfondie prenant en compte les diverses solutions pour envisager leur mise en pratique dans les différents contextes locaux.

Il est important que chaque habitant sache qu’il paye pour tous les déchets collectés sur la commune par le SMICTOM ou par les services techniques qu’il s’agisse ou non des siens . De même il paye les refus liés aux mauvais tris lorsque les bennes arrivent au centre de traitement, et ce quelle que soit la rue samoisienne où l’erreur a été commise .

Chaque action pour limiter la production de déchet sur la commune profite à tous ses habitants

Semaine pour les alternatives aux pesticides (20 au 30 mars)

Petit rappel : depuis le 1er janvier 2019, vous ne pouvez plus acheter, utiliser ou stocker des pesticides chimiques pour jardiner ou désherber. Pour les collectivités cette interdiction remonte à 2017 pour de nombreux espaces. Samois fait partie des 155 communes de Seine et Marne à avoir obtenu le trophée Zéro Phyto. Mais attention comme le rappelle le Conseil Départemental : Jardiner au naturel, ce n’est pas simplement utiliser un produit d’origine naturelle à la place d’un produit de synthèse. C’est une autre façon d’aborder le jardinage, en faisant preuve de réflexion et de bon sens! 

L’interdiction des produits phytosanitaires est prise pour protéger deux éléments fondamentaux de notre environnement : la ressource en eau en quantité et en qualité et la biodiversité. Sans eau et sans biodiversité…plus de vie !

Pour peu qu’on le souhaite il est assez facile d’envisager le jardinage autrement. De nombreux sites fournissent des conseils sur le sujet.

Mettez en place une rotation des cultures ce qui interrompt le cycle de développement des prédateurs. Pour les mêmes raisons ne plantez pas côte à côte des plantes de la même famille botanique (une bonne occasion pour en savoir plus sur ce que l’on plante).

Laissez une zone du jardin pour les plantes sauvages avec du bois mort, un refuge à insectes… un bon moyen d’accueillir « des prédateurs de vos prédateurs »…

Récupérez l’eau de pluie, arroser les pieds des plantes au moment ou l’évaporation est la plus faible. Paillez les massifs avec vos résidus de tonte, des feuilles mortes, des copeaux obtenus par le broyage suite à la taille de vos haies… Enrichissez votre sol avec le compost obtenu facilement en stockant tous vos déchets organiques.

Ne tondez pas trop court. Plantez des plantes couvre sol si vous n’aimez pas désherber mais ne vous privez privez pas totalement des plantes spontanées si utiles à la biodiversité. Elles attireront des insectes qui pourront polliniser vos arbres fruitiers.

Et puis il a cette qualification si commune : « les mauvaises herbes » . Nous avons coutume d’appeler mauvaises les plantes spontanées alors qu’en réalité on les considère juste comme indésirables là où elles ont décidé de pousser. Ces plantes spontanées n’ont rien de mauvais.

Elles ont même de nombreux atouts : elles nourrissent les insectes et les oiseaux ; elles participent à la lutte contre les insectes indésirables et les maladies des végétaux ; elles améliorent le sol souvent fatigué par les cultures successives. Beaucoup sont aussi comestibles, d’autres sont utiles pour se soigner.

Alors avant d’arracher une « mauvaise herbe » essayez de la connaitre et vous serez surement surpris de découvrir tout ce qui se cache dans ce petit bout de végétal. Il existe plusieurs applications sur Smartphone qui vous aide à identifier une plante à partir d’une photo (pour ma part j’utilise Plantnet qui utilise le principe des sciences participatives) )

L’Atlas de la Biodiversité Communale va aussi s’intéresser à tout ce qui pousse à Samois alors participez aussi en scrutant votre jardin et pour en savoir plus abonnez vous sur samoisbiodiversite.fr

Les Zones Humides

L’eau est indispensable à la vie. Elle est une des composantes essentielles des êtres vivants, autant que des écosystèmes et des sociétés humaines. Les zones humides, comme leur nom l’indique, sont gorgées d’eau, temporairement ou en  permanence. Elles jouent un rôle de premier plan dans le cycle de l’eau. Elle stockent l’eau en période d’inondation et la restitue en période de sécheresse. Sans eau pas de zones humides, sans zones humides pas d’eau !

Les zones humides sont de véritables éponges qui absorbent l’eau lorsqu’elle est abondante – en hiver ou lors des crues – et peuvent la restituer quand elle devient rare, participant ainsi à l’alimentation en eau pour la consommation humaine et aux besoins des activités agricoles et industrielles en rechargeant les nappes phréatiques et les cours d’eau. Ce fonctionnement d’«éponge » retarde l’apparition des sécheresses et participe également à la réduction des inondations. Les zones humides réduisent les effets et l’ampleur des crues en agissant de deux manières : elles diminuent le débit de l’eau et étalent le débit maximal dans le temps en permettant à l’eau de déborder dans des zones sans risque autour des cours d’eau ; elles diminuent la vitesse d’écoulement des eaux et dissipent l’énergie hydraulique des cours d’eau grâce à leur végétation et leurs sédiments.

Exemple : Pour les 30 000 ha de la plaine alluviale de la Bassée, en amont de Paris, la valeur économique du service d’écrêtement des crues (diminution et étalement du débit de l’eau) est évaluée entre 208 et 3 841 €/ha. (Etudes et documents n°77 – CGEDD, 2012)

Si les océans et les forêts sont souvent comparés aux «poumons» de la planète, les zones humides en sont les «REINS». Elles jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau de nos sociétés en participant activement à l’épuration de la ressource en eau. Une zone humide fonctionne comme un filtre naturel qui reçoit les matières minérales et organiques produites sur le bassin versant, les emmagasine, les transforme et les restitue progressivement à l’environnement. Les zones humides jouent donc un rôle extrêmement efficace pour améliorer la qualité des eaux.

A Samois nous avons la Seine avec ses anciens bras qui se remplissent lors des inondations. Nous avons aussi l’Avauterre qui est un écosystème très riche et les fossés qui doivent être protégés le long du chemin de halage.

Seine et Marne Environnement a organisé une première promenade découverte lors de la journée des zones humides. Hélas, Covid oblige, le nombre de participants était limité à 5. L’intérêt des rives de l’Avauterre et, en particulier de l’ile du Berceau, a été mise en évidence. Nous avons toutefois noté la présence d’une plante invasive : la Renouée du Japon. Cette plante risque de s’étendre au détriment des espèces locales (elle est d’ailleurs inscrite à la liste des 100 espèces les plus préoccupantes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ). Il est nécessaire d’envisager son élimination mais elle ne pourra être effective qu’après plusieurs années d’effort.

On touche ici la difficulté liée à la combinaison entre biodiversité et espèce invasive : La renouée est une belle plante qui forme des haies épaisses, les jeunes feuilles et les jeunes tigres sont comestibles, elle est utilisée dans l’industrie pharmaceutique et fait partie de la pharmacopée chinoise depuis des siècles. Mais ici elle se répand au détriment des autres espèces végétales locales (en particulier des roseaux) qui sont le refuge de nombreux animaux. Donc une belle plante utile et capable de pousser jusque sur les pentes des volcans mais qu’il est préférable de voir en Asie qui est sa terre d’origine.

« ONE HEALTH » Une seule planète, une seule santé !

Réclamée par de nombreux experts, la récente nomination d’un spécialiste de la santé animale au conseil scientifiquefrançais sur le Covid-19 est un symbole fort de la nécessité de conjuguer les compétences pour prévenir les maladies nouvelles dont l’émergence se multiplie et qui sont à 75%  zoonotiques (= issues du monde animal). Les virus, bactéries et parasites « sautent » la barrière d’espèces pour infecter l’être humain, souvent en effectuant une étape sur des animaux domestiques. D’où le concept « One Health », né au début des années 2000, avec l’objectif d’associer toutes les disciplines scientifiques autour de la santé. 

Le siècle qui commence semble voué à une épidémie de pandémies 

En 2003 émergeait en Chine le premier SARS-CoV-1 à l’origine du « syndrome respiratoire aigu sévère », ou SRAS. En 2009-2010 apparait au Mexique la grippe A (H1N1), dite « grippe porcine », élevée au rang de pandémie par l’OMS et qui sévit depuis dans le monde entier.
En 2012 le MERS-CoV surgit en Arabie saoudite puis s’étend à plusieurs autres pays du Moyen-Orient. On le retrouve également en Corée du Sud.
En 2013 en Polynésie puis en 2015 au Brésil, la fièvreZika fait des ravages.
En 2014, l’Afrique de l’Ouest subit la plus grande épidémie de fièvre Ebola jamais encore connue dans le continent.

En octobre 2019 l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) alertait : « On estime à 1,7 million le nombre de virus ‘non découverts’ actuellement présents dans les mammifères et les oiseaux, dont 827 000 pourraient avoir la capacité d’infecter les êtres humains.« 

La mission de l’Ipbes est de renforcer les connaissances qui serviront de fondement à la formulation de meilleures politiques pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, le bien-être à long terme des populations et le développement durable. Dans le domaine de la biodiversité l’Ipbes est comparable au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans le domaine du changement climatique. Cet organisme a été créé en 2012 car il a été reconnu qu’une cause importante des nouvelles maladies humaines était la perte de la biodiversité.

Toutes ces pandémies ont pour origine des microbes portés depuis toujours par des animaux, mais elles doivent leur émergence à l’intensification des activités humaines. Les changements dans la manière dont nous utilisons les terres, l’expansion et l’intensification de l’agriculture, ainsi que le commerce, la production et la consommation non durables augmentent les contacts entre la faune sauvage, le bétail, les agents pathogènes et les êtres humains. C’est un chemin qui conduit droit aux pandémies, explique le rapport final de l’IPBES.

Dans une nature vierge, ou peu perturbée par les activités humaines, une forme d’équilibre se maintient entre la faune sauvage et les microbes (virus, bactéries et parasites) dont elle est porteuse. On appelle cela l’effet de dilution. « Une forte biodiversité permet de ‘diluer’ les microbes dans la variété des espèces sauvages »

« Aux  États-Unis on voit progresser  rapidement la maladie de Lyme,transmise par les tiques, dans les États où la biodiversité est la plus détruite.  La fièvre du Nil occidental, arrivée aux États-Unis à la fin des années 90 et transmise par des moustiques aux oiseaux avant le passage au cheval et à l’homme, se répand beaucoup moins vite dans les états qui conservent la plus riche diversité d’oiseaux. Le virus Ebola en Afrique se propage tout particulièrement dans les zones déforestées, car les chauve-souris originaires des écosystèmes forestiers sont contraintes de se déplacer de plus en plus près des villages c’est là que se fait la transmission à l’homme, puis la transmission interhumaine prend le relais. »

Par ailleurs, avec la mondialisation, virus ou de bactéries se propagent dans le monde à la vitesse des transports contemporains qu’il s’agisse de voyageurs ou de marchandises.

Ce sont les activités humaines dans leur ensemble qui constituent le cocktail déclencheur de l’émergence des zoonoses et par voie de conséquence, des pandémies. Ces pandémies risquent donc d’être de plus en plus nombreuses à l’avenir. Ce concept de One Health, se heurte encore à un problème de déploiement sur le terrain. Il est inégalement mis en place. Or les virus, tout comme les polluants, ne connaissent pas de frontières.

27 février Journée internationale de l’ours blanc

Parler de l’ours polaire sur un site samoisien peut paraitre étrange. Pourtant c’est bien la pollution produite ici qui crée les problèmes des ours et de l’Arctique. 

Nos pollutions voyagent dans l’air et dans l’eau. La terre est ainsi faite que vents et courants entrainent les polluants vers les pôles où ils se déposent. Un bon exemple de ce phénomène est l’observation du « trou d’ozone » au pôle sud alors que les gaz qui en sont la cause ne sont produits et utilisés que dans les pays industriels. Sur les rivages du Spitzberg les courants et les vents apportent de nombreux débris en matière plastique qui viennent souvent de très loin (la mer en est pleine).

Cette pollution qui arrive en Arctique (ou en Antarctique) est consommée par tous les animaux. Elle se concentre au fil de la chaine alimentaire et, bien évidemment, l’ours du pôle nord, qui est le super prédateur, en consomme plus que tous les autres. 

Une première conséquence est que de plus en plus d’ours sont stériles. Une seconde est que, parmi ces polluants, beaucoup ont un impact sur la thyroïde, donc sur l’assimilation des graisses. Or la graisse est la principale source d’alimentation de l’ours, indispensable du fait du climat et des longues périodes de jeûne. Cette pollution, concentrée aux pôles est aussi responsable du phénomène de réchauffement accéléré des pôles. 

Ainsi nos actes ici et maintenant ne sont pas préjudiciables pour notre seul environnement proche, leurs impacts sont visibles jusque dans les déserts blancs, là où tout semble si pur, si bien protégé…Il est utile de se le rappeler quelquefois.

Economiser l’énergie, c’est bon pour le porte-monnaie et pour la planète

Dans le cadre de son Plan Climat Air Energie du Territoire (PCAET) la Communauté d’agglomérations du Pays de Fontainebleau a créé un espace info énergie. Il est destiné à tous les habitants de la collectivité qui souhaitent être accompagnés dans la présentation des solutions techniques à mettre en œuvre et du budget estimatif. Il sont aussi conseillés dans le  choix des entreprises et dans la disponibilité des  aides financières possibles. Cet accompagnement est totalement gratuit

Vous pouvez contacter pat téléphone les conseillers info énergie de la CAPF pour obtenir des informations et des réponses à vos questions. Vous pouvez les rencontrer dans leurs locaux après prise de rendez-vous. Et, quand votre projet a muri et que vous pensez être décidé, vous pouvez les rencontrer chez vous afin de le concrétiser. 

Il serait dommage de ne pas profiter de cette aide qui vous est offerte et qui est bien utile pour être le plus efficace possible tout en bénéficiant du plus d’aides possibles. 

infoenergie@pays-fontainebleau.fr   Téléphone : 01 64 98 11 79

Il est aussi possible de profiter de conseils au niveau national www.faire.gouv.fr/marenov

Plus d’informations sur le dispositif national www.maprimerenov.gouv.fr

Bâtiments communaux et Economie d’énergie

Le conseil municipal s’est engagé fin 2020 dans deux démarches connexes pour réduire la consommation énergétique de ses bâtiments communaux.

Deux conventions ont été signées avec le Syndicat des Energies de Seine et Marne – SDESM, à laquelle la commune est adhérente.

  • La première consiste à faire intervenir un Conseil en Energie Partagée – CEP qui nous accompagnera pour assurer la maîtrise des consommations et des dépenses énergétiques de notre patrimoine bâti (mairie, école, équipement sportif…) et de l’éclairage public. Le CEP établira un bilan énergétique global du patrimoine communal et apportera des préconisations concrètes et hiérarchisées pour réduire les consommations énergétiques. Il assurera également un suivi des consommations, un accompagnement sur les projets et organisera des actions de sensibilisation. –
  • La deuxième convention porte sur la réalisation d’audits techniques des installations sur les principaux bâtiments communaux. Ces audits porteront sur un état des lieux des installations de chaque bâtiment en chauffage, ventilation, et production d’eau chaude sanitaire. Ils aboutiront à l’établissement de rapports détaillés par bâtiment intégrant l’ensemble des observations et des recommandations sur les anomalies rencontrées visant à identifier des gisements en matière d’économie d’énergie et d’optimisation des contrats de maintenance.

Enfin, la Communauté d’Agglomération du Pays de Fontainebleau va prendre en charge des audits sur l’analyse des conditions d’isolation des bâtiments communaux (murs, toitures, fenêtres) dans le cadre du Plan Climat Air Energie Territorial du Projet de Territoire.

Sylvain Jérome

Loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie solidaire

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a été votée à l’unanimité par le sénat en seconde lecture le 31 janvier 2020, son objectif est d’accélérer le changement de modèle de production et de consommation afin de limiter les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat. Cette loi suitl’appel lancé par l’ONU en 2018 pour mettre fin au fléau de la pollution des océans par les déchets plastiques : « si nous ne réduisons pas notre consommation de plastique, il y aura plus de plastiques que de poissons dans la mer en 2050 »

Plusieurs éléments de cette loi sont entrés en vigueur le 1er janvier 2021

Le plastique à usage unique est désormais interdit : pailles, couverts, touillettes, boites à sandwich, couvercles de boissons, tiges pour ballons, confettis… et dans un an, les entreprises et les établissements publics ne pourront plus distribuer de bouteilles en plastique. 

La modification de la convention de Bâle, décidée lors de la COP14 en mai 2014, est également entrée en vigueur. Ce texte limite aux seuls déchets de plastiques non dangereux et facilement recyclables les exportations vers des pays tiers pour recyclage.  

Afin de réorienter notre modèle de production vers une économie circulaire, la responsabilité élargie du producteur (REP) est élargie : les entreprises doivent contribuent à la gestion des déchets issus des produits qu’elles commercialisent 

Pour lutter contre l’obsolescence programmée la loi prévoit que les vendeurs d’équipements électriques et électroniques (y compris les vendeurs en ligne) affichent dorénavant un « indice de réparabilité » de leurs produits.Pour le moment 5 catégories de produits dites pilotes sont concernées : lave-linge, téléviseurs, smartphones, ordinateurs portables et tondeuses à gazon.

Le dépôt dans les boites aux lettres de cadeaux promotionnels non sollicités ainsi que la distribution d’imprimés publicitaires à visées commerciales sur les pare-brise sont désormais interdits.

L’augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) se poursuivra progressivement jusqu’en 2025, date à laquelle la mise en décharge coûtera plus cher que le recyclage. La TGAP est due par les entreprises dont l’activité ou les produits sont considérés comme polluants. En parallèle la TVA des prestations de collecte séparée, de collecte en déchèterie, de tri et de valorisation matière des déchets des ménages, est réduite à 5,5 %. 

Fumer tue mais pas seulement le fumeur…

Saviez-vous qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau ? A lui seul, il contient une centaine de substances nocives voire cancérigènes qui contaminent à la fois, l’eau, l’air et les sols. En plus des dégâts générés en matière de déforestation, émissions de CO2 et acidification des sols, les mégots de cigarettes sont la principale source de pollution des océans, plus que les pailles ou les sacs plastiques.

De fait, parce qu’ils sont jetés dans les caniveaux, une grande partie des mégots finissent dans la mer.

Les filtres à cigarettes eux-mêmes posent problème car aucune réglementation n’existe à l’échelle de la planète pour procéder à leur élimination. 

Pour information 137 millions de mégots sont jetés par terre chaque jour à travers le monde et, sur cette quantité, 40 % échouent dans les océans.

  • Les cigarettes mettent en moyenne 12 ans pour se dégrader totalement : les filtres se dégradent entre 1 et 2 ans, mais l’un de ses composants, l’acétate de cellulose, met quant à lui près de 10 ans pour se biodégrader.
  • Sur les 5200 milliards de cigarettes produites chaque année dans le monde dont la plupart sont dotés de filtres, 66 % finissent dans la nature.
  • Les mégots de cigarettes représentent 40 % des déchets récupérés dans les villes et sur les plages lors des campagnes internationales de nettoyage. C’est le détritus le plus répandu ramassé sur les plages du monde.
  • En France, chaque année, 30 à 40 millions de mégots sont jetés par terre, dont 40 % échouent dans la nature.
  • Chaque cigarette contient près de 4000 substances chimiques, dont une centaine sont toxiques voire cancérigènes, comme la nicotine, les phénols ou encore les métaux lourds. Et ces substances nocives finissent pour la plupart dans les égouts et se retrouvent dans les réseaux d’assainissements des eaux qui ne sont pas équipés pour les traiter.

Aujourd’hui en France, afin de limiter la propagation des mégots dans la nature, les pouvoirs publics ont instauré une amende de 68 euros pour chaque personne jetant un mégot par terre. 

Alors fumez si vous ne pouvez pas vous arrêtez mais ne jetez pas vos mégots, sinon vous les retrouverez dans la mer l’été prochain…