Notre Patrimoine Vivant

Les 18 et 19 septembre ont lieu les journées nationales du patrimoine. Cette année nous avons voulu attirer l’attention sur un patrimoine local trop souvent ignoré : 
NOTRE PATRIMOINE VIVANT ! 

Tout d’abord le samedi 18 de 10h à 12h à la Samoisienne une conférence de Seine et Marne Environnement aura pour thème Favoriser la Biodiversité.

Puis de 14h à 16h une promenade ira à la rencontre du patrimoine naturel de Samois.

Pour ces deux animations il est nécessaire de s’inscrire en appelant le 0614921347 ou en écrivant à  bio-n@seme-id77.fr

Transition écologique et Végétalisation urbaine

Ce n’est plus un secret, le climat évolue trop vite et il s’ensuit de nombreux dérèglements. Il est admis que la présence de végétaux est un des rares moyens qui nous est offert pour combattre naturellement l’accumulation de chaleur dans les zones urbaines. Les végétaux sont aussi des capteurs d’oxyde de carbone et producteurs d’oxygène. Il faut donc planter sans compter.

Mais toutes les plantations n’ont pas le même impact sur l’environnement. Ce n’est pas parce qu’un fleurissement est agréable à regarder qu’il est favorable à la biodiversité, ni qu’il est écologique. Tous les espaces verts ne se valent pas !

Un schéma montre les diverses solutions possibles et leur impact en partant du principe que l’entretien des espaces verts est réalisé en tenant compte du respect de l’environnement

Il apparait de façon évidente que les types de végétalisation qui demandent le plus d’entretien et consomment le plus d’eau sont aussi ceux qui sont les moins utiles.

Ce constat vient heurter nos habitudes : la pelouse tondu ras comme un green de golf est sans doute jolie mais c’est une hérésie pour une approche écologique; les jardinières fleuries sont belles et décorent nos rues mais elles représentent un entretien très lourd et n’ont souvent aucun intérêt environnemental du fait des plantes qui s’y trouvent.
A l’inverse la prairie traitée en fauchage tardif, le massif de pleine terre avec des vivaces locales, le buisson, la haie champêtre, le petit bois de feuillus, les plantes accrochées au mur … tout cela a un réel intérêt pour la biodiversité et pour le climat.

Il semble difficile de tout chambouler tant les regards se sont habitués à voir des géraniums aux fenêtres (pardon des pélargoniums car le géranium est vivace est à recommander dans les massifs). Mais il est possible de faire entendre une autre vision du végétal dans la ville. Se réclamer de la transition écologique veut dire être prêt à changer ses habitudes et à encourager son entourage à faire de même.
Il n’est absolument pas question de renoncer à planter, même sans jardin, un balcon peut être un excellent refuge de biodiversité. Il faut juste choisir ce qu’il est souhaitable de planter.

Transition n’étant pas rupture, nous devons concilier les diverses approches au sein d’une gestion différenciée des plantations sans jamais oublier quelle est la cible : quelques zones de pelouse et des cheminements tondus régulièrement ; beaucoup de zones traitées en fauchage tardif et des prairies fleuries, partout des haies champêtres, des plantes vivaces locales et des bulbes naturalisés, sans oublier les pieds des murs de nos rues. Et chaque fois que cela est possible des arbres feuillus, y compris sur les places, pour lutter contre les canicules.

Faut il pour autant supprimer les jardinières ? Surement pas ! Dans les lieux où elles sont les seuls espaces végétalisés, elles peuvent y jouer un rôle intéressant pour la biodiversité. Mais il faut y planter des espèces peu gourmandes en eau et de préférence locales (coquelicot, mauve, bourrache, marguerite, sauge, chèvrefeuille, campanule, scabieuse…) mais aussi des plantes aromatiques appréciées par les insectes pollinisateurs et pourquoi pas des légumes ? Il est possible de réaliser des ensembles agréables autant qu’utiles. On trouve sur Internet de multiples conseils à ce sujet(par exemple : noe.org/media/missions/guide-balcon-web.pdfns/guide-balcon-web.pdf). Il suffit juste de vouloir modifier ses habitudes.

Beaucoup pensent que c’est à la commune de donner l’exemple pour restaurer la biodiversité dans la ville.
Le comportement de la municipalité est certes essentiel mais il ne faut pas oublier que l’action de la commune n’est que le reflet des attentes de ses habitants. Il nous appartient à tous de les faire évoluer.

Les BIOdéchets

Le terme biodéchet englobe tous les déchets considérés comme biodégradables. On y trouve donc les déchets de cuisine et ce qu’il est courant d’appeler les déchets verts (feuilles, tailles de haies, tontes des pelouses…La loi précise :

« Les biodéchets représentent un tiers des poubelles résiduelles des Français ; c’est un gisement non négligeable qu’il faut maintenant détourner de l’élimination en vue d’une économie circulaire de la matière organique. Tous les particuliers doivent disposer d’une solution pratique de tri à la source de leurs biodéchets avant 2025. »

Deux cas sont évidemment à distinguer :
1/ J’habite en appartement je n’ai probablement que des déchets de cuisine
2/ J’habite dans une maison avec jardin, je suis confrontée à la totalité des biodéchets.

Les déchets de cuisine : Ils sont composés de déchets « obligatoires » comme les épluchures ou les os, mais aussi de déchets « évitables » comme ceux résultants du gaspillage alimentaire.
La loi va imposer une collecte séparée de ces déchets, c’est une solution simpliste : il suffira de trier et d’avoir un autre bac poubelle. Mais une collecte supplémentaire veut aussi dire un coût supplémentaire. Or nous sommes engagé dans une démarche de prévention des déchets, ajouter une collecte sans avoir tout fait pour l’éviter équivaudrait à un échec.

Tout biodéchet peut rejoindre le compostage et ainsi produire du compost, matière organique utilisable pour les plantations. Un biodéchet est un déchet produit par un organisme qui était préalablement vivant. Retenir cette définition suffit à trier correctement.

Le compostage peut prendre plusieurs formes. La plus simple est évidemment représenté par le composteur individuel d’extérieur quand on a un jardin. Il peut être plus ou moins élaboré allant du simple emplacement délimité au bac spécifique, comme ceux proposés par le SMICTOM. Il est important de savoir qu’un processus de compostage correctement conduit ne produit aucune odeur. La décomposition des déchets est assurée par la faune du sol, en particulier par les lombrics. Il faut donc que le composteur communique avec la terre du jardin. Il faut aussi que les déchets conservent un peu d’humidité pour être « comestibles ». En période très sèche il faut un peu les arroser.

Le composteur peut aussi être collectif, par exemple au pied d’un immeuble. Son usage suppose que tous les habitants respectent les consignes de tri. Cette pratique est déjà très développée dans de nombreux pays. On pourrait aussi imaginer un composteur fonctionnant avec des apports volontaires pour les personnes qui résident en appartement ou en maison de ville. Sommes nous assez disciplinés et respectueux de l’environnement pour utiliser correctement ce genre de matériel mis à disposition de la collectivité ? Il faut toujours garder à l’esprit qu’un bac mis à disposition de tous et destiné à un type de déchets s’il est rempli n’importe comment est un bac qui coute cher à la commune et donc à tous les habitants.

Il existe aussi la solution du « lombricomposteur » qui est destiné à être installé dans les appartements. On en trouve de nombreux modèles plus ou moins sophistiqués. Certains sont même associés à la production d’herbes aromatiques ou de légumes.

Les déchets du jardin vont aussi dans le composteur, y compris les feuilles et branches sèches. Si les branchages sont de taille importante il faudra préalablement les broyer. Investir dans un broyeur est intéressant quand on a un grand jardin car le broyât est aussi un matériau précieux au pied des plantations pour éviter la pousse de l’herbe et aider à la conservation de l’humidité. Avec le temps il se transformera aussi en compost ce qui sera également bénéfique.
Mais il ne faut pas se désintéresser totalement des branchages et du bois mort. Garder dans un coin du jardin un tas de vieilles bûches ou un amas de banchages c’est offrir un abri et une réserve de nourriture à la biodiversité locale qui sera également votre alliée pour protéger vos plantations. Et là aussi, avec le temps qui passe, les tas disparaitront peu à peu…

L’image ci-dessus fournit de précieux conseils quant à l’usage d’un composteur de jardin. On n’y met pas les journaux à cause des encres. .Le fumier est un accélérateur de compost on peut l’ajouter ou l’utiliser directement.
Les déchets de viande et de poisson, comme les laitages sont compostables mais il faut les enfouir à une vingtaine de cm pour ne pas avoir d’odeur. Les excréments d’animaux sont souvent déconseillés à cause des parasites possibles (mais quand ils sont déjà dans le jardin…).
La cendre de barbecue n’est pas compostable (mais elle a d’autres usages) tout comme les mégots de cigarettes (qui eux n’en ont pas).
La question des herbes dites mauvaises est plus délicate. Il faut éviter de disséminer dans le futur compost des graines de plantes qu’on ne veut pas voir dans son jardin. Mais si elles ne sont pas en graine, ou si on prend soin de les retirer elles participeront au compost. Une solution préconisée par certains est aussi de les faire tremper 48h au préalable.

Gardons aussi à l’esprit que si tous les biodéchets se décomposent avec le temps et la faune du sol, ce temps reste une notion relative en fonction du déchet considéré. Ainsi le lierre ou les coquilles de noix ne conviennent pas si on veut un compost utilisable rapidement. Les déchets de résineux ont mauvaise presse car ils acidifient, parfois ce peut être un avantage pour certaines plantations…
Il est donc nécessaire de réfléchir un peu aux objectifs que l’on se donne sans jamais oublier que la cible ultime reste le zéro déchet !

Plan Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA)

Vous avez été encouragé à trier vos déchets (ce qui n’est pas très positif comme résultat sur Samois), aujourd’hui il est nécessaire de passer au niveau supérieur : Prévenir la production des déchets !
Pour reprendre l’expression maintenant consacrée : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas.
Certes la démarche vise l’amélioration de la santé de notre planète. Mais si nous n’arrivons pas à nous motiver pour cet objectif c’est aussi notre porte-monnaie qui en subira les conséquences.
Il est très important de comprendre que les objectifs visés ne peuvent être atteint que si tous les habitants se mobilisent. Les déchets sont mutualisés au niveau communal et la facture est partagée entre les habitants.

Les objectifs de réduction des déchets au plan national sont fixés par la loi sur la base des tonnages de 2010 :

  • Moins 15% de déchets ménagers par habitant d’ici 2030
  • Moins 20% de plastique à usage unique d’ici 2025
  • Moins 50% de bouteille plastiques d’ici 2030
  • Moins 50% de gaspillage alimentaire (cible 2025 pour les magasins alimentaires et la restauration collective, 2035 pour le reste)
  • Au moins 20% des produits acquis par les collectivités territoriales doivent être issus du réemploi ou du recyclage !
  • Tri à la source des biodéchets dès 2024

Chaque communauté de communes doit lancer un « PLPDMA », la CAPF l’a fait et un comité de pilotage a été créé. Le PLPDMA du SMICTOM se décline selon plusieurs axes :

  • Sensibiliser le public à la prévention des déchets
  • Réduire les déchets des collectivités et services associés
  • Renforcer la prévention des déchets verts et la gestion de proximité des biodéchets 
  • Améliorer les pratiques d’achat et renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire
  • Promouvoir la seconde vie des objets
  • Améliorer la prévention et la gestion des déchets d’entreprise

Lorsqu’on compare la production des déchets par habitant sur la commune de Samois aux moyennes départementale et régionale un constat s’impose : le samoisien produit beaucoup de déchets dans toutes les catégories (ordures ménagères, emballages, verre et déchets verts). On ne peut qu’en conclure qu’il y a beaucoup de travail !

Sur la première colonne les performances de collecte sur la commune

Puisque c’est l’affaire de tous, chaque habitant peut apporter ses idées. Le premier travail consiste à identifier quelles sont les forces et les faiblesses, les opportunités et les menaces pour que la commune améliore sa prévention des déchets.
Vous pouvez transmettre vos idées à notre adresse : samoisentransition@gmail.com

Vous pouvez aussi participer à une consultation nationale sur le thème en allant sur le site https://www.prevention-dechets.gouv.fr

3 juillet journée mondiale SANS SAC PLASTIQUE !

Le plastique est le matériau roi de nos vies quotidiennes. L’humanité a produit 9 milliards de tonnes de plastiques entre 1950 et 2015 et chaque année (hors pandémie) la production augmente. On estime que 6 milliards de tonnes se sont dispersées dans la nature en particulier dans les océans où ils forment ce qu’il est convenu d’appeler le terrible septième continent.

Production mondiale de plastiques : 368 millions de tonnes en 2019, dont environ 40 % pour les emballages (359 millions de tonnes en 2018, 2 millions de tonnes en 1950)
Production cumulée depuis le début du xxe siècle : 9 milliards de tonnes
Plastiques encore en usage aujourd’hui : 2,5 milliards de tonnes
Cumul des plastiques incinérés : 0,5 milliard de tonnes
Cumul des déchets plastiques : 6 milliards de tonnes
sources : Plastics Europe et R. Geyer et al., Science Advances, vol. 3, el700782, 2017

Il est important de comprendre que ces déchets, qu’ils se trouvent sur terre ou en mer, ne se décomposent pas. Qu’ils soient ingérés ou non, ils se fragmentent peu à peu jusqu’à devenir des microplastiques, voire des nanoplastiques.

Si cette pollution est visible, à l’œil nu ou au microscope, elle en cache une beaucoup plus insidieuse : celle des multiples composés entrant dans la fabrication des plastiques aux côtés des polymères qui les constituent. On s’est aperçu qu’au fil du temps, ces composés se détachent peu à peu des polymères plastiques et se diffusent dans l’environnement. Un phénomène dont on commence à saisir l’ampleur et les effets potentiels néfastes sur la santé et l’environnement.

Ces additifs (des plastifiants, des retardateurs de flamme, des stabilisateurs, des antioxydants, des pigments) permettent de modifier l’aspect du plastique ou d’en améliorer les fonctionnalités. Outre ces additifs, on trouve aussi des monomères non polymérisés et des substances ajoutées non intentionnellement (ou Nias, pour Non-intentionally added substances dans la réglementation européenne), comme des impuretés et produits secondaires ou de dégradation.
La plupart de ces éléments ne sont pas chimiquement liés au polymère. Ils peuvent être libérés lors du cycle de vie des plastiques soit par migration vers des liquides ou des solides, soit par volatilisation. Il en résulte un transfert de ces substances dans les produits alimentaires emballés ainsi que dans tous les environnements.

J’ajoute une expérience personnelle. Le Spitzberg, cette ile de l’Océan Arctique quasiment inhabitée sauf par quelques scientifiques soucieux de la sauvegarde de l’environnement, voit ses rivages encombrés de déchets plastiques apportés par les courants marins. Ils viennent tous des pays dits industrialisés…

Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes

« La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes est un appel lancé à tous les pays du monde à s’unir pour protéger et restaurer les écosystèmes dans l’intérêt de la nature et des êtres humains. . Ce n’est qu’avec des écosystèmes sains que nous pourrons améliorer les conditions de vie des populations, lutter contre les changements climatiques et mettre fin à la perte de biodiversité. La Décennie des Nations Unies se déroulera de 2021 à 2030, date cible d’atteinte des objectifs de développement durable et dernière chance, selon les scientifiques, d’éviter des changements climatiques catastrophiques. » 
Résolution adoptée le 1er mars 2019

La restauration des écosystèmes consiste à favoriser la régénération des écosystèmes qui ont été dégradés ou détruits, ainsi que la conservation des écosystèmes encore intacts. Cet appel s’adresse aux états mais aussi aux collectivités et aux citoyens. Nous avons tous un challenge à remporter et c’est dans nos actes quotidiens que se situent les solutions pour relever le défi. Les gouvernements pourront prendre toutes les lois possibles si les populations ne modifient pas leur comportement la partie est perdue.

L’ONU le précise : protéger et restaurer les écosystèmes est un objectif indispensable pour assurer le bien-être des humains (de tous les humains) sur le long terme. Il ne s’agit pas juste d’une histoire de petites bêtes ou de végétaux rares comme beaucoup le pensent encore. Il s’agit de NOUS, l’espèce humaine, y compris ici, peut-être surtout ici… Des écosystèmes plus sains, avec une diversité biologique plus riche, offrent de plus grands avantages, tels que des sols plus fertiles, de meilleurs rendements de bois et de poissons et de plus grandes réserves de gaz à effet de serre. 

« Pour y parvenir, plusieurs méthodes sont envisageables, parmi lesquelles le recours actif à la plantation ou la diminution des pressions exercées sur la nature pour lui permettre de se rétablir seule. Le retour d’un écosystème à son état d’origine n’est pas toujours possible ou souhaitable. Le besoin en terres agricoles et en infrastructures reste présent dans des régions auparavant forestières, par exemple, et les écosystèmes comme les sociétés doivent s’adapter aux changements climatiques. » Un écosystème est avant tout un équilibre. L’homme fait partie de cet équilibre avec ses besoins (manger, se vêtir, se loger, se distraire, se soigner….). Il n’est pas question de renoncer à tout mais bien de trouver un équilibre qui assure le bien-être et la pérennité du système global.

Changer de comportement
« Bien que le travail de restauration soit toujours spécifique à un environnement local, les actions à l’origine de la destruction des écosystèmes sont souvent liées aux évolutions qui ont lieu à l’échelle mondiale. » Ce constat est applicable à toutes les destructions si par « échelle mondiale » nous comprenons « comportement humain . habituel« . Il insiste aussi sur le fait que la restauration d’un écosystème ne peut être qu’une action locale tenant compte de la spécificité d’un environnement.
C’est donc bien dans nos jardins et dans nos communes que nous pouvons engager les actions efficaces de restauration.

  Célébrer la culture de la restauration 
« Le rétablissement de notre environnement ne doit pas être une affaire réservée aux gouvernements, aux spécialistes et aux professionnels. Prendre soin de la planète au lieu de la piller est un défi d’ordre culturel. » Le monde de la culture porte et diffuse les messages, il doit s’associer à la démarche. C’est notre vision du monde qui nous entoure qui doit évoluer.

Préparer la prochaine génération 
« Les jeunes et les générations futures sont les plus touchés par les conséquences de la destruction rapide des écosystèmes que nous observons actuellement. La stratégie de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes établit un lien direct entre le bien-être des jeunes et les objectifs de restauration visés. La sensibilisation à la restauration transformera les enfants d’aujourd’hui en ambassadeurs des écosystèmes de demain, permettra l’acquisition des compétences requises pour occuper des emplois durables et garantira que les réalisations de la Décennie des Nations Unies se prolongent au-delà de l’échéancier. » 
Nos écoles, nos centre de loisirs et nos associations sont les lieux où se préparent la relève. Faisons en sorte qu’elle soit bien préparée pour que les générations futures ne refassent pas nos erreurs.

Ecouter et apprendre
Il faut savoir profiter des connaissances et des expériences. Il faut partager les idées et les analyser plutôt que les critiquer d’emblée. Ce qui paraissait irréaliste hier est possible aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain de ce qui nous semble utopique actuellement ?

Faisons notre le slogan de cette décennie : Réimaginer, Recréer, Restaurer

L’eau : un bien précieux dont il faut prendre soin

Pour nous, habitants d’Ile de France, l’eau est un bien de consommation qui passe un peu inaperçu, sauf lorsqu’on reçoit la facture du délégataire. Il est si facile d’ouvrir le robinet et de laisser couler…

On pense parfois à l’eau quand les médias nous alarment sur une période de sécheresse qui dure et qu’un arrêté préfectoral nous interdit d’arroser notre pelouse ou de remplir notre piscine. Mais … en tenons-nous vraiment compte ? Nous avons au fil du temps acquis l’idée que l’eau était disponible à volonté dans nos maisons et nous en avons déduit que ce n’était pas une chose précieuse. 

Aujourd’hui nous comprenons enfin que l’eau n’est pas une ressource inépuisable et que l’eau non polluée est de plus en plus rare.

Car il faut être conscient que la majeure partie de l’eau que nous utilisons, nous la polluons. Y compris celle qui nous sert à arroser notre jardin quand nous l’avons au préalable aspergé de pesticides ou d’engrais. 

L’esprit humain est ainsi fait qu’il faut du temps pour admettre que la nature ne peut pas tout résoudre indéfiniment et que tout connait un jour une limite. Le sol filtre l’eau mais, quand il y a trop de polluants, la nappe est polluée. Rivières et mers ont un rôle purificateur mais seulement jusqu’à un certain point.  

L’eau de notre robinet est « potable ». (ce qui n’est pas le cas de tous les pays européens)  Ce qui veut dire qu’elle a été traitée et ces traitements sont de plus en plus complexes et de plus en plus couteux car la ressource est elle-même de plus en plus polluée. Il est urgent de sortir de ce cycle infernal au bout duquel l’eau potable deviendrait rare pour beaucoup parce que son cout serait prohibitif.

Pour faire face à ce défit il faut à la fois économiser l’eau de nos réseaux et ne pas la polluer. 

Une chose simple et pourtant souvent négligée : éviter le goutte à goutte, la petite fuite qui semble insignifiante du robinet ou de la chasse d’eau. Au cours d’une journée ce sont des litres d’eau qui partent à l’égout. Au final cela peut représenter jusqu’à 20% de votre facture.

Une chasse d’eau à double commande permet, si vous prenez garde à l’utiliser correctement, d’adapter le flux d’eau à ce qui est nécessaire. On peut d’ailleurs se demander s’il est normal d’utiliser de l’eau potable dans les WC…
Vous voulez vous doucher mais l’eau arrive froide, alors on la laisse couler. Pour limiter ce problème il faut isoler les tuyaux d’eau chaude, cela évitera de devoir les chauffer de façon importante lors de chaque demande. 
Un mitigeur thermostatique permet de ne pas rechercher par manipulations successives le « bon mélange ». 

Tout le monde connait les recommandations habituelles : préférer la douche au bain, ne pas laisser l’eau couler inutilement, utiliser des appareils économes, laver sa voiture dans les stations à récupération d’eau…Mais on peut savoir sans pour autant appliquer. L’objectif est désormais de passer à la vitesse supérieure ! 

Il y a aussi l’eau qui tombe du ciel. Récupérer l’eau de pluie est important en particulier pour arroser le jardin en période de sécheresse.

Au jardin diverses précautions peuvent être prises pour limiter ce besoin d ‘arrosage : pailler le sol autour des plantes, arroser le soir pour profiter de la fraicheur nocturne, choisir des variétés moins gourmandes en eau, préférer les espèces locales mieux adaptées au climat… et n’arroser pas votre pelouse ! Une pelouse transformée en paillasson ce n’est vertes pas joli mais dès les premières pluies elle reverdira, c’est le cycle de la nature. Et bien évidemment vous aurez planté un gazon qui demande peu d’eau…

N’hésitez pas à lire et à relire le fascicule « Cordialement Vert » écrit par la commune et disponible en mairie.

Vous avez dit Plastique ?

S’il est un matériau qui a accompagné l’évolution de notre mode de vie c’est bien le plastique. Mais de quoi s’agit-il vraiment ? En réalité il y a 7 grandes familles de plastiques :

  • Le polyéthylène téréphtalate (PET) par exemple dans une bouteille d’eau, de soda, de jus de fruits ou d’huile alimentaire…
  • Le polyéthylène haute densité (PEHD) pour un bouchon de bouteille, un flacon de lessive ou de détergent, une bouteille de lait, de gel douche ou de shampoing 
  • Le polychlorure de vinyle (PVC) pour la vaisselle dure et recyclable, pour une boite alimentaire……
  • Le polyéthylène basse densité (LDPE)
  • Le polypropylène (PP) a les mêmes usages que le PVC mais en moins solide
  • Le polystyrène (PS)
  • Les autres

Il n’est pas évident de s’y retrouver  mais, en principe, sur chaque ustensile en plastique il y un nombre au centre d’un triangle fléché. Il est essentiel car il permet de savoir à quel type on a affaire et surtout quel est sa capacité à être recyclé.Parce que finalement c’est le « plastique déchet » qui nous importe ici.

Le monde prend conscience de ce que le « plastique déchet » est devenu une source incontrôlable de pollution. Et la production e plastique s’accélère toujours plus , elle devance désormais celle de n’importe quel matériau industriel. Une grande partie de l’augmentation de la production de plastique est due à son utilisation accrue dans les emballages.. Le plastique a aussi une originalité importante par rapport aux autres matériaux : Si la moitié de l’acier produit est utilisée dans des constructions qui vont durer des décennies, la moitié des matières plastiques produites finit en déchets en moins d’un an.

Chaque année environ 17 millions de tonnes de pétrole servent à faire des plastiques et 13 millions e tonnes de plastiques sont déversées chaque année dans les océans.

Plastique et recyclage : Nous savons reconnaitre le type de plastique qui est entre nos mains mais nous ne savons en recycler que 2 types : le PET (1) et le PE-HD (2) . Pire il y a deux types de PET, un transparent et un opaque, et ce dernier ne se recycle pas en France, pour l’instant.

Une autre façon se repérer pour savoir si oui ou non on peut recycler son plastique, c’est de regarder les symboles apposés sur l’étiquette. 

Le point vert
Celui-ci vous indique non pas que l’emballage est recyclable, mais que l’entreprise contribue financièrement au recyclage, à la collecte et au tri, par une redevance auprès d’Eco-Emballage qui assure le pilotage du dispositif national de tri et de recyclage des emballages ménagers.

Anneau de Möbius. Celui-ci ne vous indique toujours pas que vous pouvez recycler l’emballage. Il vous indique qu’il est recyclable en théorie, mais n’est pas une garantie que vous pouvez le recycler. Le pot de yaourt par exemple, n’est pas recyclé partout en France.


Ce symbole ne vous indique pas non plus que cet emballage est recyclable. Il est là pour vous rappeler qu’il faut le jeter à la poubelle, et pas par terre.

Enfin voici le bon ! C’est le seul symbole qui vous dit « recyclez-moi » ! C’est LE sigle qui vous dit à coup sur que votre déchet plastique va dans la poubelle jaune ! En France on recycle actuellement seulement 20% des déchets plastiques collectés.

Mais si on en recycle pas que fait on de ces déchets ? Soit on les brûle, soit on les enfouit, soit on les laisse dans la nature… La Commission européenne estime que la production et l’incinération du plastique est responsable de l’émission 400 millions de tonnes de CO2 dans le monde chaque année, soit l’équivalent des émissions annuelles d’un pays comme la France, tous secteurs confondus. 
Le plastique a aussi la caractéristique de se décomposer en particules de plus en plus petites qui s’insèrent partout et ont un impact désastreux sur la faune et la flore des océans.
C’est aussi un costaud : la bouteille jetée en forêt mettra de 100 à 1000 ans pour disparaitre.

Ajoutez à tout cela que les plastiques ne se recyclent pas à l’infini, qu’ils contiennent souvent des additifs qui seraient dangereux pour la santé s’ils étaient libérés et que leur dépolymérisation, si elle était industrialisée, consommerait beaucoup d’énergie. En outre l »évolution du recyclage du plastique suit le cours du pétrole : quand le pétrole est à prix bas il est moins couteux de produire du plastique que de chercher à recycler celui déjà produit.

Alors que faire ? Utiliser le moins possible des objets en plastique est une évidente nécessité. Bien regarder les sigles pour savoir à quel type de plastique on a affaire. Ne jamais jeter de déchets en plastique dans la nature et ramasser ceux qu’on y trouve.
Peu à peu la loi encadre les usages du plastique mais il reste beaucoup trop de possibilités et personne ne sait comment récupérer tout ce qui a été jeté à la mer…

Et si la solution était dans le sol ?

Nous savons tous que le gaz carbonique (ou dioxyde de carbone) joue un rôle important dans l’effet de serre et donc dans l’évolution trop rapide du climat. Nous savons aussi que nous devons tout faire à l’échelle de l’individu comme à l’échelle des états pour limiter sa production. Les Plans Climat Air Energie des territoires (PCAET) ont proposé diverses actions. Celui de la cAPF est consultable sur son site.

Produire moins de CO2 est un objectif important, mais est il possible de capturer ne serait ce qu’une partie des émissions de ce gaz ? Une piste est ouverte avec l’ingénierie des sols qui vise le stockage durable du carbone dans les sols agricoles.

Le sol est cette mince pellicule de notre planète qui, avec le soleil et l’eau, nourrit la vie sur terre: milieu fragile dont la riche biodiversité s’acquiert au cours de milliers d’années. Les sols sont des réservoirs de ressources pour la bio économie. Les matières organiques du sol sont essentielles à la fois par leur structure et leur activité biologique. Cette matière organique provient en majorité du stockage du dioxyde de carbone par les plantes, contribuant ainsi à l’absorption du CO2 de l’atmosphère et donc à la prévention de dérèglements climatiques.

Nous venons d’apprendre qu’une des zones majeure de cette gestion, la forêt amazonienne, vient de basculer du côté sombre en produisant désormais plus de carbone qu’elle n’en absorbe. La raison est une déforestation incontrôlée qui laisse des sols dépourvus de couverture végétale.

Stocker du carbone dans le sol suppose avant tout que des végétaux le recouvre car ce sont eux qui constituent les seules voies de passage. Cela doit nous encourager, y compris en milieu urbain, à cultiver des pelouses, des fleurs, des légumes, des arbres… Favoriser la place du végétal partout où cela est possible est une solution assez simple et de plus agréable. Nous prenons enfin conscience que l’artificialisation des sols est une mauvaise chose y compris pour les humains.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas moissonner les champs ni qu’il ne faut pas utiliser le bois de nos forêts. Il faut partout une gestion adaptée au cycle de la nature : Faire en sorte que ce qui a été retiré soit remplacé afin de maintenir la couverture végétale globale. Pour fabriquer 1m3 de bois la nature consomme 1 tonne de gaz carbonique.

Une action des PCAET de Fontainebleau et Nemours s’intéresse justement à l’ingénierie des sols pour favoriser le stockage du gaz carbonique. Plusieurs laboratoires en France et dans d’autres pays travaillent sur ce sujet et la presse scientifique en parle de plus en plus. Il y est surtout question de forêts et de champs, mais nos jardins avec leurs haies, leurs arbres, sans oublier leur herbe et tout ce qui y pousse ont aussi leur importance !

Le Jour de la Terre

Le 22 avril 1970 a été créé aux USA le Jour de la Terre. Depuis chaque 22 avril le Earth Day est célébré dans plusieurs pays. L’objectif de la démarche est évidemment de secouer les consciences pour mieux faire comprendre comment nombre de nos activités abiment notre planète de façon souvent irrémédiable sur plusieurs générations.

Cette année les USA ont décidé de reprendre le flambeau en organisant avec tous les chefs d’états un sommet sur le climat. Covid oblige il n’a pas lieu en présentiel. Il est impossible de dire si des résultats concrets en sortiront mais il montre au moins la volonté des USA de s’impliquer à nouveau dans le combat pour le climat.

Un autre jour illustre cette problématique : le Jour du Dépassement. A cette date qui varie chaque année l’humanité a consommé toutes les ressources que la terre peut régénérer en une année.

Le calcul proposé donne lieu à de multiples controverses, toutefois en 2020 la pandémie a apporté la preuve de son intérêt sinon de sa véracité. En effet, avec le ralentissement de l’économie mondiale le jour du dépassement qui avançait tous les ans a reculé l’an passé de trois semaines : 7 décembre en 1990, 21 août en 2010, 29 juillet en 2019, 22 août en 2020.

WWF France a essayé de proposer une date pour notre pays. Il s’agit en fait de « la date du jour de dépassement si toute l’humanité consommait comme la France ». En 2018 cette date était le 5 mai. Si tous les humains vivaient comme nous il leur faudrait trois planètes.

Tous les scientifiques ne s’accordent pas sur la méthode retenue pour réaliser ces calculs mais tous reconnaissent la réalité du problème qui va en s’aggravant pour au final dérégler bien trop rapidement le climat

Fêter le jour de la terre c’est bien mais, comme la journée de la femme ne change rien aux violences qui leur sont faites, le jour de la terre ne résout rien à lui seul.

Seule la transition écologique bien comprise et appliquée le plus possible dans notre vie de tous les jours peut faire reculer le risque d’un réchauffement climatique dévastateur pour l’humanité. Ce n’est certes pas facile et parfois décourageant mais les petits ruisseaux…