Le 8 mai le stand zéro déchet vous attend

Lors du vide grenier du 8 mai, l’évènement de la seconde main, qui est  organisé par le comité des fêtes, se tiendra dans la cour du foyer Django Reinhardt un stand du comité municipal Zéro Déchet associé au SMICTOM,

Faites un petit détour pour participer à l’atelier de compostage de 10h à 17h

L’atelier « fabrication de produits ménagers » accueillera, quant à lui, une dizaine de personnes à 15h. Inscription le jour même sur place.. 

Soyez les bienvenus !

Le Zéro Déchet est l’affaire de tous

Déchets plastiques en Ile de France

L’Institut paris Région a publié une note dans le cadre d’une étude présentée en novembre.

Les plastiques ou résines sont tous des polymères, c’est-à-dire une chaîne de groupes d’atomes de carbone et d’hydrogène répétés appelés monomères, obtenus par distillation de pétrole (avec ajout de chlore dans le cas du PVC) et, plus récemment, à partir de matières organiques « biosourcées ». Les monomères groupés sont identiques (polyéthylène, par exemple) ou différents. Les grades sont les monomères auxquels ont
été ajoutés des additifs, des charges et des colorants.
Les additifs augmentent la résistance (oxydation, UV, feu…) et lasouplesse, par exemple (plastifiants). Les charges sont des matières souvent minérales (calcaire, talc…) ajoutant de la matière à bas coût (40 % en masse dans des PP) et quelques qualités (rigidité, accroche peinture…). Les composites sont des associations avec des fibres (verre, carbone…) et les complexes des associations avec d’autres matériaux (papier, aluminium…).

Plus de 860 000 t de déchets plastiques sont produits chaque année dans la région
120 000 t sont collectés pour recyclage soit 14% des déchets connus
58 centres franciliens traitent ces déchets

Le reste des déchets est enfoui en décharge (34%) ou incinéré (43%) ou encore dispersé dans la nature (les pires. Il est urgent d’adopter une nouvelle approche en passant de la gestion des déchets à une économie de ressources.

Le problème est général. La production mondiale de plastique a été multiplié par 20 depuis les années 60. Elle a même carrément doublée depuis 2000. 370 Millions de t ont été produites en 2020 dont 60 millions de t en Europe. Actuellement l’Europe a tendance à baisser sa production de plastique, mais les pays d’Asie en produisent de plus en plus.
Avec 10% de la production européenne la France est au troisième rang derrière l’Allemagne est l’Italie.

La majorité des déchets plastiques rejoint donc les autres déchets non concernés par les filières de tri. Lorsqu’ils ne sont pas triés, les déchets plastiques des ménages sont incinérés et font donc l’objet, en Île-de- France très majoritairement, de valorisation énergétique. Le bilan énergétique et écologique de cette incinération est complexe.
Le raffinage du pétrole produit des carburants/combustibles, mais aussi des sous-produits qui permettent notamment la fabrication du plastique. L’industrie du plastique ne consomme que 4 à 8 % du pétrole mondial annuel. Cependant, avec la baisse des consommations de carburants, le plastique pourrait consommer 20 % des ressources pétrolières en 2050. Cela représenterait alors 15 % du budget carbone du scénario +2 °C de changement climatique. Une tonne de PET recyclé permet d’économiser 830 litres de pétrole. Ainsi, le recyclage des plastiques franciliens est le moyen d’éviter de produire environ 230 000 t de CO2 par an.

Lorsqu’on regarde l’ensemble de ces chiffres on en déduit qu’il faut accélérer le tri et le recyclage des plastiques. Cela semble une évidence, du moins en premier lieu.
La première difficulté est que tout ne se recycle pas, ou pas bien, ou pas un grand nombre de fois.
La seconde difficulté est qu’il faut des centres de tri capables de séparer les divers plastiques et des « régénérateurs » pour les traiter. Tout ceci nécessite des investissements importants et des couts de traitements également conséquents. Tous ces couts sont supportés au final par les consommateurs donc par nous.

Alors que faire ? Une seule solution : jeter moins de plastique et donc consommer moins de plastique. Nous devons réduire notre production de déchets par la prévention, en consommant moins et mieux : repenser nos modes de consommation (circuits courts, vrac…) ; rechercher la durabilité, la réparabilité et l’écoconception ; jouer sur la durée d’usage (prêt, location…). Enfin, la substitution du plastique par d’autres matériaux doit être encouragée.
Les consommateurs ont la possibilité d’influencer les circuits industriels par des actions collectives. C’est notre seul levier avec la loi mais il est puissant.

Artificialisation des sols

La loi Climat er Résilience vise à terme l’arrêt total de l’artificialisation nette des sols, pour bien comprendre la teneur de cet objectif 3 définitions sont contenues dans la loi :

 » L’artificialisation est définie comme l’altération durable de tout ou partie des fonctions écologiques d’un sol, en particulier de ses fonctions biologiques, hydriques et climatiques, ainsi que de son potentiel agronomique par son occupation ou son usage »

 » La renaturation d’un sol, ou désartificialisation, consiste en des actions ou des opérations de restauration ou d’amélioration de la fonctionnalité d’un sol, ayant pour effet de transformer un sol artificialisé en un sol non artificialisé. »  

 » L’artificialisation nette des sols est définie comme le solde de l’artificialisation et de la renaturation des sols constatées sur un périmètre et sur une période donnés. »

 Un décret du Conseil d’Etat est attendu pour bien préciser quel terrain est artificialisé. On peut toutefois imaginer la relation forte entre l’artificialisation et l’imperméabilisation mais un terrain peut être rendu inapte à toute végétation sans pour autant être imperméable…

Quoi qu’il en soit les principes de la loi Climat et Résilience doivent être pris en compte dans les documents d’urbanisme et dans toutes les réflexions stratégiques.

La commune peut assez aisément gérer les surfaces bâtis mais il n’est pas toujours aisé de connaitre l’évolution d’une zone derrière un mur ou une haie. Or, souvent l’artificialisation par les terrasses et les voies d’accès est importante. Si les permis de construire sont soigneusement étudiés, seule la sensibilisation et la motivation des habitants peut permettre d’éviter les « dérives discrètes ».
Cette évolution du regard de la loi sur la végétalisation et/ou la restauration des zones humides satisfait certains d’entre nous mais elle vient perturber les habitudes des autres. Elle vient aussi nous obliger à nous adapter à une autre façon de regarder autour de nous.
Certes un trottoir en enrobé est bien net mais un trottoir en herbe est plus respectueux de l’environnement. S’il y a un accès à une propriété il va falloir remplacer l’herbe par autre chose pour renforcer au niveau du passage des roues … de préférence des pavés non jointoyés au ciment mais alors il y poussera de l’herbe… Un trottoir trop « nature » peur être mal adapté aux personnes à mobilité réduite… Nous voyons que même pour un petit bout de voirie de multiples contraintes se télescopent alors qu’il est à prendre en compte dans l’artificialisation du territoire. Seule une analyse complète (et complexe) des besoins peut apporter une piste de solution en fonction du site étudié. Le principe de gestion différenciée s’applique partout.

La loi rend tous les objectifs simples, les atteindre nécessite beaucoup de réflexion et de travail. Est-il envisageable de lutter contre « l’articialisation sauvage » sans la responsabilisation de toute la population ? De même la renaturation d’une commune peut-elle se faire sans l’adhésion de ses habitants ?

Les produits dits de « biocontrôle »

Ce terme rassemble diverses solutions utilisant des mécanismes naturels dans la lutte intégrée contre les ennemis des cultures ou pour l’entretien des divers espaces.
On y trouve :
Des macro-organismes comme les coccinelles pour lutter contre les pucerons
Des médiateurs chimiques comme les pièges à phéromones pour les chenilles processionnaires
Des microorganismes comme des bacilles utilisés pour lutter contre des chenilles
Des substances naturelles comme l’acide pélargonique

La loi Labbé autorise l’usage de certains de ces produits pour le désherbage. Tous les autres produits sont interdits : vinaigre, sel, démoussant…
Attention donc aux recettes maison souvent conseillées. Elles sont hors la loi car dangereuses pour l’environnement !

Alors n’est il pas intéressant d’utiliser dans nos rues de l’acide pélargonique ? C’est un produit naturel qui dispose d’une autorisation de mise sur le marché. Sachez que la cigüe est aussi un produit naturel pourtant elle est mortelle pour l’homme et il y en a beaucoup d’autres comme cela. Naturel n’est nullement équivalent à « sans danger » !
Tout d’abord l’utilisation d’un produit de biocontrôle doit respecter les mêmes contraintes que celles qu’avaient (en principe) les produits phytosanitaires : ne pas utiliser dans les caniveau ni partout où le ruissellement risque d’entraîner le produit dans le réseau d’égout et donc dans le milieu naturel ; ne pas utiliser a fortiori en bordure d’un cours d’eau ; afficher l’indication du traitement 24h à l’avance ; interdire l’accès au public lors du traitement et 6h après.

A ces contraintes s’ajoute une autre difficulté : il est nécessaire d’utiliser de grandes quantités de produit et d’effectuer de nombreux passages car ce produit est un défanant qui supprime la partie hors sol mais préserve la racine.
Une étude réalisée par Aquabrie a montré que 34 communes utilisant l’acide pélargonique déversaient plus de produit nocif que les 206 communes utilisant anciennement du glyphosphate !

Samois est une commune Zéro Phyt’Eau depuis plusieurs années. Pour obtenir ce trophée il a fallu s’engager à n’utiliser aucun produit de biocontrôle nécessitant une autorisation de mise sur le marché, y compris ceux utilisables en agriculture biologique et ce sur la totalité du territoire communal et dans la durée.

L’eau est précieuse, préserver sa qualité est notre devoir. La commune s’est totalement engagée dans cette voie. Chaque habitant est invité à faire de même

Aides régionales pour les véhicules propres

En Ile de France la circulation est la principale source de la pollution de l’air. Depuis le premier octobre si vous habitez en grande couronne et que vous travaillez dans une commune de la zone dite à faible émission, vous pouvez prétendre à une aide du conseil régional. Mais quelle sont ces communes et que signifie vraiment cette zone ?

Cette zone a évidemment tendance à s’étendre au fil des années, tout comme les restrictions de circulation vont y devenir de plus en plus restrictives :

  • Depuis juin 2021 interdiction pour les Crit’Air 4, 5 et non-classés,
  • En juillet 2022 pour les Crit’Air 3,
  • En janvier 2024 pour les Crit’Air 2,
  • En 2030 : objectif de 100% de véhicules propres.

On entend aujourd’hui par véhicule propre un véhicule utilisant l’électricité ou l’hydrogène. Comme tout règlement ces interdictions sont accompagnées d’exception… il y a aussi des horaires d’applications qui peuvent varier selon les jours, la météo… Il est donc utile de bien se renseigner car un premier défaut de respect coute 135€.

De telles zones existent dans d’autres régions (Lyon, Grenoble), ou sont en préparation (Marseille, Aix, Toulon, Toulouse, Rouen…). Heureusement il y a des panneaux explicatifs avec un peu de lecture…

L’analyse du territoire de la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau a mis en évidence l’importance considérable du trafic routier dans les émissions de carbone. Le problème est donc bien réel. Une difficulté importante est due à la traversée de la forêt par les nombreux véhicules qui ne font que passer, en particulier les poids lourds.

Enfin n’oubliez pas que la région soutient toujours l’achat de vélos électriques avec une prime de 500€
https://mes-demarches.iledefrance-mobilites.fr

Notre Patrimoine Vivant

Les 18 et 19 septembre ont lieu les journées nationales du patrimoine. Cette année nous avons voulu attirer l’attention sur un patrimoine local trop souvent ignoré : 
NOTRE PATRIMOINE VIVANT ! 

Tout d’abord le samedi 18 de 10h à 12h à la Samoisienne une conférence de Seine et Marne Environnement aura pour thème Favoriser la Biodiversité.

Puis de 14h à 16h une promenade ira à la rencontre du patrimoine naturel de Samois.

Pour ces deux animations il est nécessaire de s’inscrire en appelant le 0614921347 ou en écrivant à  bio-n@seme-id77.fr

Transition écologique et Végétalisation urbaine

Ce n’est plus un secret, le climat évolue trop vite et il s’ensuit de nombreux dérèglements. Il est admis que la présence de végétaux est un des rares moyens qui nous est offert pour combattre naturellement l’accumulation de chaleur dans les zones urbaines. Les végétaux sont aussi des capteurs d’oxyde de carbone et producteurs d’oxygène. Il faut donc planter sans compter.

Mais toutes les plantations n’ont pas le même impact sur l’environnement. Ce n’est pas parce qu’un fleurissement est agréable à regarder qu’il est favorable à la biodiversité, ni qu’il est écologique. Tous les espaces verts ne se valent pas !

Un schéma montre les diverses solutions possibles et leur impact en partant du principe que l’entretien des espaces verts est réalisé en tenant compte du respect de l’environnement

Il apparait de façon évidente que les types de végétalisation qui demandent le plus d’entretien et consomment le plus d’eau sont aussi ceux qui sont les moins utiles.

Ce constat vient heurter nos habitudes : la pelouse tondu ras comme un green de golf est sans doute jolie mais c’est une hérésie pour une approche écologique; les jardinières fleuries sont belles et décorent nos rues mais elles représentent un entretien très lourd et n’ont souvent aucun intérêt environnemental du fait des plantes qui s’y trouvent.
A l’inverse la prairie traitée en fauchage tardif, le massif de pleine terre avec des vivaces locales, le buisson, la haie champêtre, le petit bois de feuillus, les plantes accrochées au mur … tout cela a un réel intérêt pour la biodiversité et pour le climat.

Il semble difficile de tout chambouler tant les regards se sont habitués à voir des géraniums aux fenêtres (pardon des pélargoniums car le géranium est vivace est à recommander dans les massifs). Mais il est possible de faire entendre une autre vision du végétal dans la ville. Se réclamer de la transition écologique veut dire être prêt à changer ses habitudes et à encourager son entourage à faire de même.
Il n’est absolument pas question de renoncer à planter, même sans jardin, un balcon peut être un excellent refuge de biodiversité. Il faut juste choisir ce qu’il est souhaitable de planter.

Transition n’étant pas rupture, nous devons concilier les diverses approches au sein d’une gestion différenciée des plantations sans jamais oublier quelle est la cible : quelques zones de pelouse et des cheminements tondus régulièrement ; beaucoup de zones traitées en fauchage tardif et des prairies fleuries, partout des haies champêtres, des plantes vivaces locales et des bulbes naturalisés, sans oublier les pieds des murs de nos rues. Et chaque fois que cela est possible des arbres feuillus, y compris sur les places, pour lutter contre les canicules.

Faut il pour autant supprimer les jardinières ? Surement pas ! Dans les lieux où elles sont les seuls espaces végétalisés, elles peuvent y jouer un rôle intéressant pour la biodiversité. Mais il faut y planter des espèces peu gourmandes en eau et de préférence locales (coquelicot, mauve, bourrache, marguerite, sauge, chèvrefeuille, campanule, scabieuse…) mais aussi des plantes aromatiques appréciées par les insectes pollinisateurs et pourquoi pas des légumes ? Il est possible de réaliser des ensembles agréables autant qu’utiles. On trouve sur Internet de multiples conseils à ce sujet(par exemple : noe.org/media/missions/guide-balcon-web.pdfns/guide-balcon-web.pdf). Il suffit juste de vouloir modifier ses habitudes.

Beaucoup pensent que c’est à la commune de donner l’exemple pour restaurer la biodiversité dans la ville.
Le comportement de la municipalité est certes essentiel mais il ne faut pas oublier que l’action de la commune n’est que le reflet des attentes de ses habitants. Il nous appartient à tous de les faire évoluer.

Les BIOdéchets

Le terme biodéchet englobe tous les déchets considérés comme biodégradables. On y trouve donc les déchets de cuisine et ce qu’il est courant d’appeler les déchets verts (feuilles, tailles de haies, tontes des pelouses…La loi précise :

« Les biodéchets représentent un tiers des poubelles résiduelles des Français ; c’est un gisement non négligeable qu’il faut maintenant détourner de l’élimination en vue d’une économie circulaire de la matière organique. Tous les particuliers doivent disposer d’une solution pratique de tri à la source de leurs biodéchets avant 2025. »

Deux cas sont évidemment à distinguer :
1/ J’habite en appartement je n’ai probablement que des déchets de cuisine
2/ J’habite dans une maison avec jardin, je suis confrontée à la totalité des biodéchets.

Les déchets de cuisine : Ils sont composés de déchets « obligatoires » comme les épluchures ou les os, mais aussi de déchets « évitables » comme ceux résultants du gaspillage alimentaire.
La loi va imposer une collecte séparée de ces déchets, c’est une solution simpliste : il suffira de trier et d’avoir un autre bac poubelle. Mais une collecte supplémentaire veut aussi dire un coût supplémentaire. Or nous sommes engagé dans une démarche de prévention des déchets, ajouter une collecte sans avoir tout fait pour l’éviter équivaudrait à un échec.

Tout biodéchet peut rejoindre le compostage et ainsi produire du compost, matière organique utilisable pour les plantations. Un biodéchet est un déchet produit par un organisme qui était préalablement vivant. Retenir cette définition suffit à trier correctement.

Le compostage peut prendre plusieurs formes. La plus simple est évidemment représenté par le composteur individuel d’extérieur quand on a un jardin. Il peut être plus ou moins élaboré allant du simple emplacement délimité au bac spécifique, comme ceux proposés par le SMICTOM. Il est important de savoir qu’un processus de compostage correctement conduit ne produit aucune odeur. La décomposition des déchets est assurée par la faune du sol, en particulier par les lombrics. Il faut donc que le composteur communique avec la terre du jardin. Il faut aussi que les déchets conservent un peu d’humidité pour être « comestibles ». En période très sèche il faut un peu les arroser.

Le composteur peut aussi être collectif, par exemple au pied d’un immeuble. Son usage suppose que tous les habitants respectent les consignes de tri. Cette pratique est déjà très développée dans de nombreux pays. On pourrait aussi imaginer un composteur fonctionnant avec des apports volontaires pour les personnes qui résident en appartement ou en maison de ville. Sommes nous assez disciplinés et respectueux de l’environnement pour utiliser correctement ce genre de matériel mis à disposition de la collectivité ? Il faut toujours garder à l’esprit qu’un bac mis à disposition de tous et destiné à un type de déchets s’il est rempli n’importe comment est un bac qui coute cher à la commune et donc à tous les habitants.

Il existe aussi la solution du « lombricomposteur » qui est destiné à être installé dans les appartements. On en trouve de nombreux modèles plus ou moins sophistiqués. Certains sont même associés à la production d’herbes aromatiques ou de légumes.

Les déchets du jardin vont aussi dans le composteur, y compris les feuilles et branches sèches. Si les branchages sont de taille importante il faudra préalablement les broyer. Investir dans un broyeur est intéressant quand on a un grand jardin car le broyât est aussi un matériau précieux au pied des plantations pour éviter la pousse de l’herbe et aider à la conservation de l’humidité. Avec le temps il se transformera aussi en compost ce qui sera également bénéfique.
Mais il ne faut pas se désintéresser totalement des branchages et du bois mort. Garder dans un coin du jardin un tas de vieilles bûches ou un amas de banchages c’est offrir un abri et une réserve de nourriture à la biodiversité locale qui sera également votre alliée pour protéger vos plantations. Et là aussi, avec le temps qui passe, les tas disparaitront peu à peu…

L’image ci-dessus fournit de précieux conseils quant à l’usage d’un composteur de jardin. On n’y met pas les journaux à cause des encres. .Le fumier est un accélérateur de compost on peut l’ajouter ou l’utiliser directement.
Les déchets de viande et de poisson, comme les laitages sont compostables mais il faut les enfouir à une vingtaine de cm pour ne pas avoir d’odeur. Les excréments d’animaux sont souvent déconseillés à cause des parasites possibles (mais quand ils sont déjà dans le jardin…).
La cendre de barbecue n’est pas compostable (mais elle a d’autres usages) tout comme les mégots de cigarettes (qui eux n’en ont pas).
La question des herbes dites mauvaises est plus délicate. Il faut éviter de disséminer dans le futur compost des graines de plantes qu’on ne veut pas voir dans son jardin. Mais si elles ne sont pas en graine, ou si on prend soin de les retirer elles participeront au compost. Une solution préconisée par certains est aussi de les faire tremper 48h au préalable.

Gardons aussi à l’esprit que si tous les biodéchets se décomposent avec le temps et la faune du sol, ce temps reste une notion relative en fonction du déchet considéré. Ainsi le lierre ou les coquilles de noix ne conviennent pas si on veut un compost utilisable rapidement. Les déchets de résineux ont mauvaise presse car ils acidifient, parfois ce peut être un avantage pour certaines plantations…
Il est donc nécessaire de réfléchir un peu aux objectifs que l’on se donne sans jamais oublier que la cible ultime reste le zéro déchet !

Plan Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLPDMA)

Vous avez été encouragé à trier vos déchets (ce qui n’est pas très positif comme résultat sur Samois), aujourd’hui il est nécessaire de passer au niveau supérieur : Prévenir la production des déchets !
Pour reprendre l’expression maintenant consacrée : le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas.
Certes la démarche vise l’amélioration de la santé de notre planète. Mais si nous n’arrivons pas à nous motiver pour cet objectif c’est aussi notre porte-monnaie qui en subira les conséquences.
Il est très important de comprendre que les objectifs visés ne peuvent être atteint que si tous les habitants se mobilisent. Les déchets sont mutualisés au niveau communal et la facture est partagée entre les habitants.

Les objectifs de réduction des déchets au plan national sont fixés par la loi sur la base des tonnages de 2010 :

  • Moins 15% de déchets ménagers par habitant d’ici 2030
  • Moins 20% de plastique à usage unique d’ici 2025
  • Moins 50% de bouteille plastiques d’ici 2030
  • Moins 50% de gaspillage alimentaire (cible 2025 pour les magasins alimentaires et la restauration collective, 2035 pour le reste)
  • Au moins 20% des produits acquis par les collectivités territoriales doivent être issus du réemploi ou du recyclage !
  • Tri à la source des biodéchets dès 2024

Chaque communauté de communes doit lancer un « PLPDMA », la CAPF l’a fait et un comité de pilotage a été créé. Le PLPDMA du SMICTOM se décline selon plusieurs axes :

  • Sensibiliser le public à la prévention des déchets
  • Réduire les déchets des collectivités et services associés
  • Renforcer la prévention des déchets verts et la gestion de proximité des biodéchets 
  • Améliorer les pratiques d’achat et renforcer la lutte contre le gaspillage alimentaire
  • Promouvoir la seconde vie des objets
  • Améliorer la prévention et la gestion des déchets d’entreprise

Lorsqu’on compare la production des déchets par habitant sur la commune de Samois aux moyennes départementale et régionale un constat s’impose : le samoisien produit beaucoup de déchets dans toutes les catégories (ordures ménagères, emballages, verre et déchets verts). On ne peut qu’en conclure qu’il y a beaucoup de travail !

Sur la première colonne les performances de collecte sur la commune

Puisque c’est l’affaire de tous, chaque habitant peut apporter ses idées. Le premier travail consiste à identifier quelles sont les forces et les faiblesses, les opportunités et les menaces pour que la commune améliore sa prévention des déchets.
Vous pouvez transmettre vos idées à notre adresse : samoisentransition@gmail.com

Vous pouvez aussi participer à une consultation nationale sur le thème en allant sur le site https://www.prevention-dechets.gouv.fr