3 juillet journée mondiale SANS SAC PLASTIQUE !

Le plastique est le matériau roi de nos vies quotidiennes. L’humanité a produit 9 milliards de tonnes de plastiques entre 1950 et 2015 et chaque année (hors pandémie) la production augmente. On estime que 6 milliards de tonnes se sont dispersées dans la nature en particulier dans les océans où ils forment ce qu’il est convenu d’appeler le terrible septième continent.

Production mondiale de plastiques : 368 millions de tonnes en 2019, dont environ 40 % pour les emballages (359 millions de tonnes en 2018, 2 millions de tonnes en 1950)
Production cumulée depuis le début du xxe siècle : 9 milliards de tonnes
Plastiques encore en usage aujourd’hui : 2,5 milliards de tonnes
Cumul des plastiques incinérés : 0,5 milliard de tonnes
Cumul des déchets plastiques : 6 milliards de tonnes
sources : Plastics Europe et R. Geyer et al., Science Advances, vol. 3, el700782, 2017

Il est important de comprendre que ces déchets, qu’ils se trouvent sur terre ou en mer, ne se décomposent pas. Qu’ils soient ingérés ou non, ils se fragmentent peu à peu jusqu’à devenir des microplastiques, voire des nanoplastiques.

Si cette pollution est visible, à l’œil nu ou au microscope, elle en cache une beaucoup plus insidieuse : celle des multiples composés entrant dans la fabrication des plastiques aux côtés des polymères qui les constituent. On s’est aperçu qu’au fil du temps, ces composés se détachent peu à peu des polymères plastiques et se diffusent dans l’environnement. Un phénomène dont on commence à saisir l’ampleur et les effets potentiels néfastes sur la santé et l’environnement.

Ces additifs (des plastifiants, des retardateurs de flamme, des stabilisateurs, des antioxydants, des pigments) permettent de modifier l’aspect du plastique ou d’en améliorer les fonctionnalités. Outre ces additifs, on trouve aussi des monomères non polymérisés et des substances ajoutées non intentionnellement (ou Nias, pour Non-intentionally added substances dans la réglementation européenne), comme des impuretés et produits secondaires ou de dégradation.
La plupart de ces éléments ne sont pas chimiquement liés au polymère. Ils peuvent être libérés lors du cycle de vie des plastiques soit par migration vers des liquides ou des solides, soit par volatilisation. Il en résulte un transfert de ces substances dans les produits alimentaires emballés ainsi que dans tous les environnements.

J’ajoute une expérience personnelle. Le Spitzberg, cette ile de l’Océan Arctique quasiment inhabitée sauf par quelques scientifiques soucieux de la sauvegarde de l’environnement, voit ses rivages encombrés de déchets plastiques apportés par les courants marins. Ils viennent tous des pays dits industrialisés…