Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes

« La Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes est un appel lancé à tous les pays du monde à s’unir pour protéger et restaurer les écosystèmes dans l’intérêt de la nature et des êtres humains. . Ce n’est qu’avec des écosystèmes sains que nous pourrons améliorer les conditions de vie des populations, lutter contre les changements climatiques et mettre fin à la perte de biodiversité. La Décennie des Nations Unies se déroulera de 2021 à 2030, date cible d’atteinte des objectifs de développement durable et dernière chance, selon les scientifiques, d’éviter des changements climatiques catastrophiques. » 
Résolution adoptée le 1er mars 2019

La restauration des écosystèmes consiste à favoriser la régénération des écosystèmes qui ont été dégradés ou détruits, ainsi que la conservation des écosystèmes encore intacts. Cet appel s’adresse aux états mais aussi aux collectivités et aux citoyens. Nous avons tous un challenge à remporter et c’est dans nos actes quotidiens que se situent les solutions pour relever le défi. Les gouvernements pourront prendre toutes les lois possibles si les populations ne modifient pas leur comportement la partie est perdue.

L’ONU le précise : protéger et restaurer les écosystèmes est un objectif indispensable pour assurer le bien-être des humains (de tous les humains) sur le long terme. Il ne s’agit pas juste d’une histoire de petites bêtes ou de végétaux rares comme beaucoup le pensent encore. Il s’agit de NOUS, l’espèce humaine, y compris ici, peut-être surtout ici… Des écosystèmes plus sains, avec une diversité biologique plus riche, offrent de plus grands avantages, tels que des sols plus fertiles, de meilleurs rendements de bois et de poissons et de plus grandes réserves de gaz à effet de serre. 

« Pour y parvenir, plusieurs méthodes sont envisageables, parmi lesquelles le recours actif à la plantation ou la diminution des pressions exercées sur la nature pour lui permettre de se rétablir seule. Le retour d’un écosystème à son état d’origine n’est pas toujours possible ou souhaitable. Le besoin en terres agricoles et en infrastructures reste présent dans des régions auparavant forestières, par exemple, et les écosystèmes comme les sociétés doivent s’adapter aux changements climatiques. » Un écosystème est avant tout un équilibre. L’homme fait partie de cet équilibre avec ses besoins (manger, se vêtir, se loger, se distraire, se soigner….). Il n’est pas question de renoncer à tout mais bien de trouver un équilibre qui assure le bien-être et la pérennité du système global.

Changer de comportement
« Bien que le travail de restauration soit toujours spécifique à un environnement local, les actions à l’origine de la destruction des écosystèmes sont souvent liées aux évolutions qui ont lieu à l’échelle mondiale. » Ce constat est applicable à toutes les destructions si par « échelle mondiale » nous comprenons « comportement humain . habituel« . Il insiste aussi sur le fait que la restauration d’un écosystème ne peut être qu’une action locale tenant compte de la spécificité d’un environnement.
C’est donc bien dans nos jardins et dans nos communes que nous pouvons engager les actions efficaces de restauration.

  Célébrer la culture de la restauration 
« Le rétablissement de notre environnement ne doit pas être une affaire réservée aux gouvernements, aux spécialistes et aux professionnels. Prendre soin de la planète au lieu de la piller est un défi d’ordre culturel. » Le monde de la culture porte et diffuse les messages, il doit s’associer à la démarche. C’est notre vision du monde qui nous entoure qui doit évoluer.

Préparer la prochaine génération 
« Les jeunes et les générations futures sont les plus touchés par les conséquences de la destruction rapide des écosystèmes que nous observons actuellement. La stratégie de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes établit un lien direct entre le bien-être des jeunes et les objectifs de restauration visés. La sensibilisation à la restauration transformera les enfants d’aujourd’hui en ambassadeurs des écosystèmes de demain, permettra l’acquisition des compétences requises pour occuper des emplois durables et garantira que les réalisations de la Décennie des Nations Unies se prolongent au-delà de l’échéancier. » 
Nos écoles, nos centre de loisirs et nos associations sont les lieux où se préparent la relève. Faisons en sorte qu’elle soit bien préparée pour que les générations futures ne refassent pas nos erreurs.

Ecouter et apprendre
Il faut savoir profiter des connaissances et des expériences. Il faut partager les idées et les analyser plutôt que les critiquer d’emblée. Ce qui paraissait irréaliste hier est possible aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain de ce qui nous semble utopique actuellement ?

Faisons notre le slogan de cette décennie : Réimaginer, Recréer, Restaurer