Les Zones Humides

L’eau est indispensable à la vie. Elle est une des composantes essentielles des êtres vivants, autant que des écosystèmes et des sociétés humaines. Les zones humides, comme leur nom l’indique, sont gorgées d’eau, temporairement ou en  permanence. Elles jouent un rôle de premier plan dans le cycle de l’eau. Elle stockent l’eau en période d’inondation et la restitue en période de sécheresse. Sans eau pas de zones humides, sans zones humides pas d’eau !

Les zones humides sont de véritables éponges qui absorbent l’eau lorsqu’elle est abondante – en hiver ou lors des crues – et peuvent la restituer quand elle devient rare, participant ainsi à l’alimentation en eau pour la consommation humaine et aux besoins des activités agricoles et industrielles en rechargeant les nappes phréatiques et les cours d’eau. Ce fonctionnement d’«éponge » retarde l’apparition des sécheresses et participe également à la réduction des inondations. Les zones humides réduisent les effets et l’ampleur des crues en agissant de deux manières : elles diminuent le débit de l’eau et étalent le débit maximal dans le temps en permettant à l’eau de déborder dans des zones sans risque autour des cours d’eau ; elles diminuent la vitesse d’écoulement des eaux et dissipent l’énergie hydraulique des cours d’eau grâce à leur végétation et leurs sédiments.

Exemple : Pour les 30 000 ha de la plaine alluviale de la Bassée, en amont de Paris, la valeur économique du service d’écrêtement des crues (diminution et étalement du débit de l’eau) est évaluée entre 208 et 3 841 €/ha. (Etudes et documents n°77 – CGEDD, 2012)

Si les océans et les forêts sont souvent comparés aux «poumons» de la planète, les zones humides en sont les «REINS». Elles jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement en eau de nos sociétés en participant activement à l’épuration de la ressource en eau. Une zone humide fonctionne comme un filtre naturel qui reçoit les matières minérales et organiques produites sur le bassin versant, les emmagasine, les transforme et les restitue progressivement à l’environnement. Les zones humides jouent donc un rôle extrêmement efficace pour améliorer la qualité des eaux.

A Samois nous avons la Seine avec ses anciens bras qui se remplissent lors des inondations. Nous avons aussi l’Avauterre qui est un écosystème très riche et les fossés qui doivent être protégés le long du chemin de halage.

Seine et Marne Environnement a organisé une première promenade découverte lors de la journée des zones humides. Hélas, Covid oblige, le nombre de participants était limité à 5. L’intérêt des rives de l’Avauterre et, en particulier de l’ile du Berceau, a été mise en évidence. Nous avons toutefois noté la présence d’une plante invasive : la Renouée du Japon. Cette plante risque de s’étendre au détriment des espèces locales (elle est d’ailleurs inscrite à la liste des 100 espèces les plus préoccupantes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ). Il est nécessaire d’envisager son élimination mais elle ne pourra être effective qu’après plusieurs années d’effort.

On touche ici la difficulté liée à la combinaison entre biodiversité et espèce invasive : La renouée est une belle plante qui forme des haies épaisses, les jeunes feuilles et les jeunes tigres sont comestibles, elle est utilisée dans l’industrie pharmaceutique et fait partie de la pharmacopée chinoise depuis des siècles. Mais ici elle se répand au détriment des autres espèces végétales locales (en particulier des roseaux) qui sont le refuge de nombreux animaux. Donc une belle plante utile et capable de pousser jusque sur les pentes des volcans mais qu’il est préférable de voir en Asie qui est sa terre d’origine.