27 février Journée internationale de l’ours blanc

Parler de l’ours polaire sur un site samoisien peut paraitre étrange. Pourtant c’est bien la pollution produite ici qui crée les problèmes des ours et de l’Arctique. 

Nos pollutions voyagent dans l’air et dans l’eau. La terre est ainsi faite que vents et courants entrainent les polluants vers les pôles où ils se déposent. Un bon exemple de ce phénomène est l’observation du « trou d’ozone » au pôle sud alors que les gaz qui en sont la cause ne sont produits et utilisés que dans les pays industriels. Sur les rivages du Spitzberg les courants et les vents apportent de nombreux débris en matière plastique qui viennent souvent de très loin (la mer en est pleine).

Cette pollution qui arrive en Arctique (ou en Antarctique) est consommée par tous les animaux. Elle se concentre au fil de la chaine alimentaire et, bien évidemment, l’ours du pôle nord, qui est le super prédateur, en consomme plus que tous les autres. 

Une première conséquence est que de plus en plus d’ours sont stériles. Une seconde est que, parmi ces polluants, beaucoup ont un impact sur la thyroïde, donc sur l’assimilation des graisses. Or la graisse est la principale source d’alimentation de l’ours, indispensable du fait du climat et des longues périodes de jeûne. Cette pollution, concentrée aux pôles est aussi responsable du phénomène de réchauffement accéléré des pôles. 

Ainsi nos actes ici et maintenant ne sont pas préjudiciables pour notre seul environnement proche, leurs impacts sont visibles jusque dans les déserts blancs, là où tout semble si pur, si bien protégé…Il est utile de se le rappeler quelquefois.